Rendez-vous en terrain connu

Le mois de mai touche à sa fin et le dernier week-end prolongé se profile déjà. Je ne vais pas me plaindre, j’ai fait tous les ponts : celui du 1er mai, celui du 8 mai et celui de l’Ascension. Et le week-end prochain, re-belote pour le week-end de la Pentecôte.

Si je suis partie ? En quelque sorte, oui. Mais pas trop loin. Pas loin du tout, même.
...
Dans mes toilettes, en fait.


Comme beaucoup d’autres parents qui stressent un peu beaucoup à l’approche de la rentrée scolaire de septembre, je me suis mise en tête d’aider ma fille à devenir propre.

Parce qu’il faut être honnête : les parents qui pleurent à la rentrée, devant la grille de l’école, ne sont pas émus parce que leur enfant devient grand, non, ils pleurent d’angoisse à l’idée que la chair de leur chair ne mouille lamentablement sa culotte dès le premier jour d’école, se voyant du même coup refoulé par la maîtresse d’un impitoyable et sans appel : « Vous le saviez pourtant, la condition pour que j’accepte votre enfant en classe, c’est qu’il soit propre. Revenez après les vacances de la Toussaint ! ». 

Je n’écrirais pas ici le mot grossier auquel je pense si fort et qui commence par un C… Car voilà le genre de phrase qui te vaut le regard compréhensif mais soulagé des parents dont la progéniture pisse enfin ailleurs que dans sa couche mais qui surtout anéantit des mois et des mois d’efforts à : 
  • Répéter les mêmes phrases 100 fois par jour, toutes les demi-heures, au choix :
  • « Tu as envie de faire pipi ? »
  • « Si tu as envie d’aller aux toilettes, tu me le dis »
  • « Tu n’aurais pas envie d’aller faire caca, là, non ? »
  • Baisser et remonter le même nombre de fois les culottes / slips / couches-culottes (rayer la mention inutile).
  • Ressentir une immense déception en reniflant l’odeur d’un arrière-train enfantin fort chargé en caca.
On dit que les beaux jours sont propices à l’apprentissage de la propreté… Sauf que cette année, l’été, c’était au mois de mars, pas au moment des ponts du mois de mai. Donc, pour l’option d’apprentissage : « Les fesses à l’air dans le jardin », avec 12°C dehors au meilleur de la journée, quand par miracle il ne pleut pas, tu oublies.

Alors, le premier jour du premier pont, j’ai dit à ma fille : « On va mettre une culotte (enfin, une couche culotte pour commencer, parce que le week-end la serpillière à la main à éponger le pipi, j’ai déjà donné avec ton frère il y a 3 ans). Donc, désormais et à partir de dorénavant, les pipis et les cacas, tu les feras dans les toilettes ». Au vu des couches culottes bien lestées, il faut bien avouer que le bilan du week-end ne fut pas concluant. 

Les ponts suivants ont toutefois vu quelques améliorations notables :
  • Ma fille a assimilé le fait de faire pipi dans les toilettes. Pour le caca, rien à faire : c’est dans le couche. Objectif rempli à 50 %.
  • Elle a aussi compris qu’il fallait s’essuyer après avoir fait pipi : elle coupe donc une feuille de toilette et la jette directement dans la cuvette, sans passer par la case « fesses ». Objectif rempli à 50 %.
  • Pour l’habillage et le déshabillage, elle fait des efforts et se débrouille même bien, même si la couche baille encore parfois un peu vers le haut quand elle la remonte. C’est son côté « jolie princesse » : toujours la classe, même dans les chiottes. Objectif rempli à 75 %.
Nous sommes donc sur la bonne voie… Enfin, j’espère… A l’occasion, brûlez un cierge, ça ne peut pas nous faire de mal…

J – 102 avant la rentrée

PS : tous les encouragements et les tuyaux sur les techniques éprouvées sont les bienvenus…

PS2 : si je ne publie pas d’article après le 4 septembre 2012, c’est que je suis devenue incurablement dépressive.

Commentaires

  1. J'en suis au même point sauf qu'il faut lui présenter le pot toutes les heures pour éviter les catastrophes.
    Bises

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  2. La propreté s'apprend aussi à l'école. Pour ma grande, qui est rentrée en septembre dernier, on nous a dit : vous verrez, elle sera vite propre si elle ne l'est pas encore à la rentrée. Et ça a été le cas. Ils prennent le rythme très vite. Donc même si elle n'est pas propre à 100% en septembre, de toute façon, ce ne sera pas la seule !

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    1. Non, elle ne sera pas la seule... Malheureusement !

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  3. Je n'ai pas trop galéré avec la Pouillette, je l'ai laissé effectivement le cul à l'air pendant l'éte, on va dire que ça a pris 2 semaines...

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  4. Alors, alors, et maintenant? La mienne commence à faire pipi, mais pour le caca, c'est la croix et la bannière....

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    1. Toujours pareil : pour la grosse commission, rien à faire... On va devoir passer la seconde, la rentrée est dans un peu plus de 2 mois...

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