jeudi 20 avril 2017

Mes dernières lectures #11


Ces derniers jours, je suis vraiment allée de surprise en surprise en termes de lectures : là où je pensais prendre mon pied, je me suis ennuyée ferme et vice-versa. Comme quoi, il ne faut jamais se fier à la rumeur et toujours se faire sa propre opinion. A méditer dimanche prochain ;-)




"L'effet papillon" de Jussi Adler-Olsen

J'ai lu beaucoup d'avis positifs sur les livres de Jussi Adler-Olsen et ses personnages récurrents : une brigade d'enquêteurs spécialisée dans les cold case, pour moi qui ai quasiment vu tous les épisodes de la série du même nom, une touche d'humour, un gros pavé à lire... Toutes les conditions étaient réunies pour que ce bouquin me plaise.
"Marco, un adolescent de quinze ans, a passé toute sa vie au sein d'une bande de jeunes voleurs exploités par son oncle Zola. Un jour, alors qu'il essaie de sortir de la clandestinité, il découvre le cadavre d'un homme, lié à des affaires de corruption internationale, dans le bois derrière les maisons de son ancien clan, et doit fuir, poursuivi par son oncle qui veut le faire taire. Parallèlement, l'enquête du Département V sur la disparition d'un officier danois, piétine. Du moins, jusqu'à ce que Carl Mørck ne découvre qu'un jeune voleur, Marco, pourrait avoir des informations pour résoudre ce cold case."
Sauf que pas du tout. Dès les premières pages, je me suis bien emmerdée : je me suis même demandée si j'allais continuer ma lecture. Et puis, avec l'humour danois, sincèrement, j'ai méga du mal : ça a le même effet sur moi qu'une blague de Fillon. 

J'ai trouvé que le récit traînait en longueur, avec notamment une course-poursuite interminable de plusieurs dizaines de pages. L'intrigue m'a semblée originale, certes, mais tout de même un peu invraisemblable et j'ai eu du mal à m'y intéresser.




"Noire était la nuit" de Lisa Jackson

Je l'avoue, j'ai hésité avant d'emprunter ce livre à la bibliothèque : je l'ai même reposé sur l'étagère... avant de le reprendre en main. La raison : la mention "éditions Harlequin" sur la couverture : je crois que le sketch de Dany Boon avec Saaaandy m'a traumatisée ;-)
"Le jour de son quinzième anniversaire, à La Nouvelle-Orléans, Abby Chastain a vu sa mère se jeter par la fenêtre de l'hôpital psychiatrique Notre-Dame-des-Vertus où celle-ci vivait enfermée, victime d'hallucinations. Et personne n'a jamais su quelle terrifiante vision avait bien pu pousser Faith Chastain à commettre l'irréparable. Vingt ans plus tard, Abby est encore hantée par le souvenir de cette tragédie. L'hôpital, désormais abandonné, est promis à la destruction. Mais Abby pressent qu'il n'a pas révélé tous ses secrets."
Il est clair que le style Harlequin est reconnaissable entre tous : ici, les personnages principaux ont toujours le feu au cul, jusqu'à l'inspecteur de police qui, avec 4 macchabées au compteur, ne peut s'empêcher de transgresser le règlement pour aller tremper sa nouille. 

Il n'empêche... j'ai bien aimé l'intrigue. C'est bien construit, rythmé, avec du suspense et une histoire qui tient la route. Et finalement, leur deux corps nus qui s'agitent, c'est divertissant. Contre toute attente, j'ai donc bien aimé ce bouquin.


"Un coeur sombre" de R.J. Ellory

Si je te dis que j'ai encore une fois grave kiffé ce roman policier de R.J. Ellory, seras-tu étonné, me connaissant ? Décidément, cet auteur fait vraiment partie de mes préférés : j'aime la noirceur qui caractérise ses personnages et qui les rend tellement vrais.
"Combien de temps peut-on échapper à sa conscience ? Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre son identité officielle, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune et monter un gros coup pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent très mal, il doit se débarrasser de ses complices, et un enfant est blessé lors d’échanges de tirs. Comble de malchance, le NYPD confie l’enquête à la dernière personne qu’il aurait souhaité. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption."
Au bout d'une cinquantaine de pages, tu te demandes comment toute cette histoire va finir ! Mais dès le départ, de toute façon, tu sens que c'est mal barré. Il y a tellement de mensonges, de violence, de dégoût, de lassitude et de résignation dans cette histoire, tout est tellement gris, que rien ne peut finalement être positif là-dedans. Et pourtant, il y a toujours une étoile qui brille quelque part dans le ciel. Oui, ça s'appelle un réverbère : j'essayais d'être un peu poétique, c'est foutu.

Ce roman n'est néanmoins pas mon préféré chez R.J. Ellory, cela reste pour l'instant "Les assassins", mais si tu aimes les polars bien noirs, réalistes, écrits par quelqu'un qui sait parler à son lecteur, le faire vibrer, le faire réfléchir et s'interroger sur sa propre existence, tu devrais adorer ce bouquin. Comme moi.



"Une vraie famille" de Valentin Musso

Je connaissais Guillaume Musso, maintenant je connais aussi Valentin Musso. Et je regrette bien de ne pas l'avoir découvert avant. 
"Il s'appelle Ludovic, c'est du moins le prénom qu'il a donné. Un jeune homme simple et sans histoires. En apparence. Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d'un drame personnel, l'engagent pour quelques travaux de jardinage. Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s'installe dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que leur cauchemar n'a pas encore commencé. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n'est pas du tout celle qu'ils croyaient."
Voilà une histoire qui semble simple au premier abord. Et pourtant : dois-je te ressortir mon couplet sur les apparences ? Car, ici, au bout d'une centaine de pages à peu près, à la fin de la première partie, l'auteur prend son lecteur totalement à revers (mais pas tout à fait au sens d'Harlequin, néanmoins) : résultat, il m'a fait complétement douter en multipliant les rebondissements.

Ce livre est très bien construit, l'intrigue est efficace : je l'ai plié en deux jours. Là, au moins, je ne me suis pas ennuyée. Voilà un auteur dont je vais m'intéresser de près à l’œuvre, c'est sûr.

Pour les semaines à venir, j'ai déjà fait le plein de Bussi (les derniers que je n'ai pas encore lus, snif), tu vas donc en entendre parler dans les mois qui viennent. Et, bien entendu, si tu as des bouquins à me conseiller, je veux bien que tu me laisses les références en commentaire...

Sur ce bonnes vacances, enfin ce qu'il en reste (veinards, va).

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lundi 3 avril 2017

Rubrique nécrologique de mars


S'il y a un truc dont je n'avais pas besoin ces derniers temps, c'est bien du changement d'heure : j'ai déjà du mal à faire tenir tout ce que j'ai à faire dans 24h, alors avec une journée de 23... Tu l'as compris, je suis encore grave à la ramasse en ce début avril.

Le premier qui me dit que les vacances approchent et que ça va aller mieux, je lui fiche un coup de pelle virtuel : les vacances pour moi, c'est en août. Avant, c'est quedchi, nada, peau de zebi.
 
Et pour le moment, c'est nécro : en mars, avec 4 semaines et demie, j'ai eu le temps de dézinguer du flacon, c'est la raison pour laquelle nous comptons 6 morts au champ d'honneur ce mois-ci.

 

1er cadavre : la douche crème Sanex Advanced Atopiderm

Je t'ai parlé de cette douche crème en novembre dernier - misère, quand j'y pense, il s'en est passé des choses depuis... mais c'est un autre chapitre, j'y reviendrais - et je t'en ai dit du bien. Il faut dire que les autres gammes Sanex testées nous avaient plutôt déçues, Papa est occupé et moi, enfin, surtout Papa est occupé.

Ce deuxième flacon a été expédié vite fait, non pas que nous avons pris plus de douches pour nous en débarrasser mais tout simplement parce qu'il est passé pour le moins inaperçu.

Je ne pense pas acheter de nouveau cette gamme de douches crème à l'avenir, il y a mieux dans le rayon et surtout beaucoup moins cher.

Prix : 3,45 € les 250 ml
 
 
2ème cadavre : le shampooing sec Klorane au lait d'avoine

Si tu lis assidûment ton maman est occupée, tu sais que j'ai repris le sport il y a plusieurs mois et, qui dit fitness, dit "cheveux qui traînent par terre", donc "cheveux tout cracras" et "le temps de rien" : cherche l'intrus dans cette phrase. Le shampooing sec Klorane que m'ont envoyé les Laboratoires Pierre Fabre a donc trouvé toute son utilité, dans un contexte pareil.

Avant toute chose, il faut que je te dise que mes cheveux, j'y tiens tout particulièrement : je les soigne, je les bichonne, j'y fais attention et donc, je ne mets pas n'importe quoi dessus. J'ai donc eu une petite appréhension lors de la première utilisation. Mais ce n'était vraiment pas la peine : le shampooing sec, en fait, c'est une poudre que tu saupoudres sur tes tifs, avec parcimonie toutefois. Ensuite, tu laisses agir quelques minutes puis tu te brosses comme Martine et c'est fini. Tes cheveux ont retrouvé une allure potable, pour autant, ne t'attends pas à te retrouver comme Tina Turner (pas Afida, hein, j'ai dit Tina, c'est-à-dire celle qui se contente de montrer ses poils du dessus, après tout on a vu assez d'horreur pendant la guerre) si tu avais la coupe de Sim avant.

Ce shampooing permet de rafraîchir ta chevelure entre 2 shampooings et je peux dire que le concept m'a plu car il s'est avéré efficace. Je n'ai donc pas eu besoin de faire croire que j'entamais un challenge no-poo alors qu'en réalité, je n'avais tout simplement pas le temps de me laver la tignasse.

Si vous cherchez une technique de secours ou d'appoint pour avoir toujours le cheveu frais, allez-y, ce shampooing sec fera l'affaire. En parlant d'affaire, d'ailleurs, il ne coûte que 6,95 €, un prix correct compte tenu de sa durée d'utilisation.

Prix : 6,95 € les 50 ml


3ème cadavre : le gel lavant émollient corps et cheveux 2 en 1 Exomega d'A-Derma

Les loulous ont éclusé le flacon de gel lavant A-Derma dont je vous parlais en décembre dernier, à l'occasion de mon concours de Noël.

Voilà un gel douche qui fait clairement partie de nos produits de soin préférés, à la fois agréable à utiliser grâce à son parfum et à sa douceur sur la peau, et qui conviendra d'ailleurs aussi sans problème aux nourrissons, parce qu'il ne pique pas les noeils mais aussi à cause de sa facilité de rinçage et de l'hydratation qu'il procure à la peau.

Je n'exclus pas de racheter ce gel lavant si Super Eczéma fait son grand retour un jour à la maison... et je vous le conseille.

Prix : environ 9 € (selon les distributeurs)


4ème cadavre : la douche crème hydratante Monsavon au lait 100 % essentiel au lait, perle & patchouli
 
La dernière fois que j'ai utilisé un gel douche Monsavon, souviens-toi, je te disais que j'avais constaté une infiltration de flotte par le clapet, situé en bas.  Hé bien cette fois, avec ce modèle au lait, perle et patchouli, rien à signaler : je précise qu'il était beaucoup plus costaud, donc étanche.

Ce soin sent très bon, il est très agréable à utiliser, se rince très bien, contient un minimum de cochonneries chimiques, bref, c'est un bon basique, qui en plus ne coûte pas cher du tout.

Je rachèterais les douches crèmes de cette gamme, aucun doute !

Prix : 2,05 € les 250 ml


5ème cadavre : le déodorant Rexona Invisible Pure

Je pensais vous avoir déjà parlé de ce déo mais en fait non : hé bien, sachez qu'il est temps parce que j'ai trouvé ce déodorant tellement efficace que je l'ai déjà racheté.

Son packaging est aussi très beau, ça ne gâche rien à l'ensemble. Comme tu peux le constater, j'en suis revenue des déodorants compressés, je reprends de bonnes vieilles grandes bouteilles. Papa est occupé pourrait ajouter que je ne délaisse pourtant jamais les grandes bouteilles en général. Sans commentaires.

Prix : 3,50 € les 200 ml


6ème cadavre : le lait démaquillant douceur Eau Thermale d'Avène

Je ne suis pas très lait démaquillant en général, pour la bonne et simple raison que ça finit par créer une épidémie fatale chez les cotons démaquillants. J'ai néanmoins beaucoup apprécié ce lait démaquillant Avène, rafraîchissant, absolument pas gras et donc utilisable sur toutes les peaux, même si je me lave toujours le visage après l'avoir utilisé.

Voilà un lait démaquillant qui conviendra aux peaux sensibles et qui saura venir à bout des maquillages les plus incrustés. Un excellent produit, certes un peu cher et qui sent très bon de surcroît.

Prix : 16,20 € les 200 ml
 
 
 
 
 
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lundi 27 mars 2017

Mes dernières lectures #10



J'attendais de terminer un 4ème livre pour vous livrer mon compte-rendu de lecture du mois : du coup, si tout va bien, avec la nécro à venir, vous aurez deux billets à lire cette semaine pour compenser mon silence bien involontaire de ces derniers jours.
 
Dans cette sélection, il y a du bon, du qui fait du bien, du passable et de l'excellent. De quoi faire, dans tous les cas.




"Les Anges de New York" de R. J. Ellory

Maintenant que vous connaissez mon goût prononcé pour les romans policiers de R.J. Ellory, vous ne serez pas étonnés de constater que j'ai enchaîné deux de ses bouquins à la suite. Pourtant, Les Anges de New York m'a semblé moins addictifs que Vendetta et Les Anonymes, deux livres que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher. Du coup, j'hésite à emprunter un autre de ses livres : je crois que je vais laisser passer un peu de temps avant de revenir à cet auteur. 
"Frank Parish, inspecteur au NYPD, a des difficultés relationnelles. Avec sa femme, avec sa fille, avec sa hiérarchie. C'est un homme perdu, qui n'a jamais vraiment résolu ses problèmes avec son père, mort assassiné en 1992 après avoir été une figure légendaire des Anges de New York, ces flics d'élite qui, dans les années 1980, ont nettoyé Manhattan de la pègre et des gangs. Alors qu'il vient de perdre son partenaire et qu'il est l'objet d'une enquête des affaires internes, Frank s'obstine, au prix de sa carrière et de son équilibre mental, à creuser une affaire apparemment banale, la mort d'une adolescente. Persuadé que celle-ci a été la victime d'un tueur en série qui sévit dans l'ombre depuis longtemps, il essaie obstinément de trouver un lien entre plusieurs meurtres irrésolus. Mais, ayant perdu la confiance de tous, son entêtement ne fait qu'ajouter à un passif déjà lourd. Contraint de consulter une psychothérapeute, Frank va lui livrer l'histoire de son père et des Anges de New York, une histoire bien différente de la légende communément admise. Mais il y a des secrets qui, pour le bien de tous, gagneraient à rester enterrés."
Ce que j'aime chez R.J. Ellory, c'est sa capacité à nous faire apprécier des personnages noirs, un peu alcoolo en général, toujours cabossés par la vie mais foncièrement humains néanmoins. C'est le cas de Franck Parish, un type usé par son boulot mais chez qui j'admire la grande conscience professionnelle : un truc qui se perd de nos jours.

Ce livre, même s'il n'est pas mon préféré, offre quand même une sacrée montée d'adrénaline à la fin du récit, bien qu'il demeure moins entraînant que les deux précédents livres que j'ai lus de cet auteur.


"Les Noëls blancs" de Christian Signol

Après tous ces romans policiers, j'avais besoin de faire une pause et de prendre un bon bol d'air : quoi de mieux qu'un petit tour en Auvergne pour respirer ?
"C'est une saga du siècle. C'est aussi l'épopée de trois enfants. Deux frères et une sœur issus d'une famille de paysans, les Barthélemy. Des gens de peu. Simples, honnêtes, courageux. À la mort des parents, les enfants doivent affronter la vie, ses petites joies comme ses grandes vacheries. Le destin va les séparer, puis les réunir. Entre temps, ils auront traversé le siècle. Et un monde sera mort : celui de leur jeunesse..."
Il y a bien longtemps que Christian Signol fait partie de mes auteurs préférés : je l'ai découvert il y a plus de 20 ans maintenant avec sa saga Des grives aux loups, que j'ai véritablement dévorée (et que je vous conseille).

Me replonger dans son univers qui fait la part belle à notre chère nature m'a fait l'effet d'un véritable bain de jouvence, dans la France de mes aïeux. C'est là que l'on se rend compte de l'extraordinaire chemin technologique parcouru depuis le début du XXème siècle, en suivant la vie d'une famille de 3 enfants qui, tous, vont être marqués par le destin et par les événements de ce siècle, les deux guerres tout particulièrement.

Voilà donc un roman qui fait du bien au mental et qui dépayse : c'est un retour aux racines et un rappel des vraies valeurs de la vie. Je vous le conseille si vous aimez ce genre de littérature : sur le même créneau, il y a Marie-Bernadette Dupuy que j'aime beaucoup lire aussi.


"Personnes disparues" de Patricia MacDonald

J'ai poursuivi mon retour dans le temps avec ce roman policier d'un auteur dont je n'avais encore jamais lu aucun roman, même si sa réputation m'était venue aux oreilles. L'occasion s'étant présentée, j'ai emprunté ce roman à la bibliothèque du coin.
"Comment expliquer la disparition de Justin, six mois, et de sa baby-sitter de quinze ans ? Aucune trace, pas de demande de rançon. A Taylorsville, on ne manque pas de coupables tout désignés, objets de haines diverses : cette Ellen, dépressive depuis la mort de son enfant en bas âge, ou ce prof de lycée déjà inculpé de harcèlement sexuel envers une mineure... "
Il faut que je vous précise qu'adolescente, j'étais une très grande fan de Mary Higgins Clark dont je possède une collection impressionnante de bouquins. Bon, aujourd'hui, j'avoue être beaucoup moins attirée par cet auteur, peut-être parce que le "canevas" de l'histoire est toujours à peu près le même et que, quoiqu'il arrive, l'histoire finit toujours bien.

J'ai un peu retrouvé le ton de Mary Higgins Clark chez Patricia MacDonald mais ce n'est pas ce qui m'a gêné le plus : le pire, c'est l'invraisemblance du récit avec certaines réactions des personnages carrément incroyables. Par exemple, le cas de la nana qui se rend compte qu'elle a sous les yeux un bébé disparu, recherché par tout le canton mais qui choisit de fermer les yeux et qui n'appelle même pas la police pour signaler ses doutes : gné ? Ce passage m'a gâché mon plaisir car ce n'est pas très sérieux. Déjà que j'avais du mal avec le récit très ambiance "années 1990"...

J'ai terminé ce bouquin mais je m'en tiendrai là avec cet auteur... d'autant plus que le livre que j'ai lu ensuite était vraiment burné. J'y viens.



"L'invisible" de Robert Pobi

Avant d'emprunter ce livre, je ne connaissais pas cet auteur : son nom et ce roman figurait parmi les meilleures ventes de la Fnac, c'est pourquoi je l'ai découvert. Bien m'en a pris.
"Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin."
Si tu aimes Maxime Chattam, tu vas adorer Robert Pobi : je l'ai trouvé bien pire, d'ailleurs avec lui, tout le monde vomit à tour de bras, je te préviens. Pourtant, Chattam m'avait déjà bien flanqué les jetons avec sa Conjuration primitive l'an dernier... mais je ne m'attendais pas à ce que L'invisible fasse encore plus sanglant

J'ai adoré ce bouquin, qui m'a tenu en haleine jusqu'au bout, malgré un passage moins rythmé au milieu du récit. Pour changer, je me suis fait avoir comme un bleu par l'auteur et n'ai absolument pas soupçonné ne serait-ce qu'un bout de la clé de l'histoire avant la fin du bouquin et pourtant, comme souvent, tous les indices me crevaient les yeux depuis le départ.

Le style de l'auteur est affirmé, le déroulement de l'intrigue très bien maîtrisé, tout comme la psychologie des personnages. Je ne te parle même pas du suspense et des rebondissements, le récit est tellement bien construit que c'est un vrai bonheur de tomber de l'armoire à la fin du bouquin.

Mais je n'en dirais pas plus... Je n'attends qu'une chose maintenant : lire un second bouquin de cet auteur. C'est mon coup de cœur du mois, aucun doute, mais à réserver aux estomacs bien accrochés toutefois...



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jeudi 16 mars 2017

Comment je me suis remise au sport (malgré mon emploi du temps de ministre)

Je ne suis pas une grande sportive, pas du tout même : étant ado, la seule évocation du mot « sport » me fatiguait, c’est dire.

Pourtant, il y a une activité qui m’a toujours plu et que j’ai commencé à pratiquer il y a près de 20 ans : c’est le fitness. A l’époque, on disait l’aérobic (ou la gym parfois). Mes premiers cours, je les ai suivis avec mon double de fac, mon binôme, mon hilarante copine d’université et tous les mardis midi, nous partions armés de nos 4 sacs (2 sacs de cours + 2 sacs de sport) suivre une heure d’aérobic à la halle des sports de l’université. Le mardi étant une journée très chargée pour nous - gastriquement parlant aussi puisqu’on allait manger au Quick le midi, histoire d’être sûres d’avoir quelque chose à éliminer, des fois que - je peux te dire que nous musclions bien souvent en même temps nos zygomatiques : j’ai souvenir de séances passées pliées en deux… de rire.

Mais le temps est venu un jour de quitter la fac et de se décider à bosser : j’ai commencé alors à davantage pratiquer l’apérobic que l’aérobic (et pris les kilos qui vont avec).

Et puis il y a un peu plus de 10 ans, nouvelle lubie : avec une collègue, on se motive et on décide de s’inscrire à la salle de sport du coin. On paie plein tarif (à l’époque, je n’étais pas chargée de famille) et deux fois par semaine, on quitte le boulot à toutes blindes et on file en Twingo au cours de step et de FAC (Fessier Abdos Cuisses, ça s’appelait déjà comme ça à l’époque). La lubie dure un an, où nous y allons une voire deux fois par semaine, avec du mal mais on s’accroche.


Avec la naissance des loulous, commence une longue traversée du désert sportif. Mais l’idée de reprendre le sport ne me quittera jamais vraiment : je sais qu’un jour, quand les loulous seront plus indépendants, je reviendrais. I’ll be back moi aussi, Arnold !


Et c’est finalement arrivé : en juillet dernier. J’ai même réussi à remotiver ma collègue. Néanmoins, il m’a fallu sacrément gamberger pour adapter notre organisation familiale et un pu…. d’élan pour que je me décide à passer la porte du club. Ce qui a achevé de me décider d’ailleurs, c’est un tarif découverte annuel imbattable.


Manque plus que "Call on me" en fond musical...
Aujourd’hui, si j’en parle sur le blog, c’est pour apporter mon témoignage et prouver que même si on est une cumularde avec :
  • Un job à temps plein (39h pour ce qui me concerne)
  • Les horaires décalés de Papa est occupé
  • Un foyer à gérer avec les courses à faire, l’administratif, le ménage, la lessive et son pote le repassage et la cuisine
  • La sortie d’école des enfants les soirs où Papa est occupé bosse
On peut reprendre le sport. Oui, j’insiste lourdement :  

on peut reprendre le sport

J’admets avoir la chance de travailler à quelques kilomètres de chez moi, ça aide vachement. Pour le reste, ce qu’il faut, c’est de la volonté ou plutôt l’envie mais aussi de l’organisation pour dégager du temps et un peu de lâcher prise (tu vas comprendre).

L’envie (ou la volonté, comme tu préfères, je ne suis pas contrariante) est le point de départ de toute la démarche : si tu ne ressens pas de plaisir ne serait-ce qu’à l’idée d’aller faire du sport, si la perspective d’aller faire une demi-heure de vélo ou de tapis ou de rejoindre un cours co ne te mets pas en joie, clairement, ce n’est pas la peine de commencer. A un moment ou à un autre, tu vas te trouver une excuse à la con et tu vas foirer ta reprise. 

Si tu as l’envie bien présente, reste maintenant à étudier la faisabilité du projet et c’est un aspect à ne pas négliger car c’est ce qui va conditionner ta reprise sur le long terme. Il faut d’abord trouver LA salle de sport : celle qui va te proposer l’équipement et les cours qui te plaisent, avec ou sans coach (à toi de voir, en fonction de ton expérience), à un prix envisageable pour ton budget, dans une salle où tu te sens bien, à l’aise, sans complexes, mais surtout située à proximité. J’insiste : une salle de sport trop éloignée est un facteur d’abandon (c'est un peu parce que nous avions la flemme d'aller à la salle il y a 10 ans que nous avons arrêté). La mienne se trouve sur le chemin entre mon boulot et la maison, ce qui fait que je n’ai a priori pas d’excuse pour ne pas y aller.

Maintenant, il faut pouvoir dégager du temps et donc étudier quels cours ou quel entraînement tu peux suivre par rapport à tes disponibilités. Là, tu t’amuses en général. Tu perds tes illusions parfois aussi et tu renonces à ton projet ou tu le reportes dans le temps, faute de pouvoir dégager du temps.

Par contre, si tu compiles l’envie, la proximité et le temps, là, ton projet est à mon avis plutôt bien parti pour aboutir. Enfin, moi, j’en étais là quelques temps avant de sauter le pas et d’aller faire un essai dans la salle en question. 

On ne va pas regarder la télé débout ce soir
Mais il me restait une chose à gérer et pas des moindres : la culpabilité parentale. C’est pourquoi je te parlais du lâcher prise tout à l’heure. Sachant qu’on touche à la psychologie, il ne faut pas négliger cet aspect. Voilà ce que je veux dire : tu peux avoir tous les feux au vert pour ta reprise du sport, le temps, l’argent, la salle et l’envie… et tout faire capoter par ces simples mots : mais pourquoi aller me faire suer à faire du sport, alors que je pourrais les passer avec mes enfants, peinards, à profiter d’eux ?

Et voilà comment un projet sportif prend l’eau. Je ne vais pas faire ma wonder woman, j’y ai pensé aussi, c’est d’ailleurs pour ça que j’en parle. Seulement ça ne m’a pas empêchée d’aller plus loin dans mon projet car je me suis demandée une chose : à l’heure à laquelle je suis censée me rendre à la salle de sport, qu’est-ce que je fais quand je n’y vais pas ? Et voilà la réponse qui a tuée toute ma culpabilité : je fais la cuisine. Par conséquent, je ne passe pas non plus du temps avec les loulous (en général sur leurs consoles à ce moment-là).

Alors, je me suis lancée, par ailleurs convaincue que les loulous méritaient bien une maman dans le coup, capable de piquer un sprint sans mettre 4 heures à s'en remettre et, de surcroît, avec le cuissot galbé. Je tiens mon rythme depuis, en fonction bien entendu de mes impératifs de maman qui va chercher ses loulous à l’école quand on ne peut pas s’organiser autrement et qui seront toujours prioritaires sur tout le reste. Je fréquente donc la salle entre 1 et 3 fois par semaine, certaines semaines pas du tout, et toujours le soir, après le boulot (rarement le samedi matin mais c’est déjà arrivé, le cours étant top).

Papa est occupé gère donc la boutique et tous ses plaisirs (la sortie d’école, la douche des loulous et la bouffe) certains soirs désormais… pendant que moi je me fais suer. Et j’ai l’impression que mon corps se réveille tout doucement, devient plus souple, plus endurant aussi : j’ai même perdu 2 tailles de vêtements, je ne sais pas comment d’ailleurs (parce que je continue quand même l’apérobic en parallèle, hein, faut pas déconner non plus, et que ça bouffe une maman qui fait du sport).

En termes de budget pour mon équipement, c’est un facteur important aussi, je me suis achetée une paire de baskets et deux tenues complètes (un t-shirt + un legging), en soldes chez les 3 Suisses ou à prix rikiki chez Décath’. Je n’ai pas grévé le budget, l’ensemble a dû coûter dans les 50 € en tout, répartis en plusieurs achats. Il faut dire que j’ai la chance de fréquenter une salle de sport où la simplicité est de mise (même si nous comptons deux blogueuses VIP parmi les adhérentes mais bon).

Voici donc mon expérience, que je suis heureuse de partager ici car si par bonheur, elle pouvait aider quelqu'un à se décider, je serais vraiment très contente. 

Alors, la reprise du sport, c’est fait ou c’est pour bientôt ?



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jeudi 9 mars 2017

Mes dernières lectures #9


Je me rends compte que mon dernier bilan de lecture n'est pas si vieux que ça : à peine un mois en fait.

Il faut dire que j'ai bien accéléré mon rythme pendant les vacances scolaires de février, l'évasion temporaire vers de nouveaux horizons étant la bienvenue pour combler l'absence des loulous et le silence monacal qui régnait dans la maison : j'ai même lu un livre en à peine 3 jours, un record !




"Am Stram Gram" d'M.J. Arlidge

Ce bouquin-là me faisait de l'oeil depuis un moment à la Fnac, alors, quand je l'ai vu dans le rayon de la bibliothèque municipale, je l'ai vite embarqué... et je ne l'ai pas regretté.
"Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : "Vous devez tuer pour vivre." Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité."
Voilà un roman policier par lequel je me suis laissée rapidement happer. L'histoire est prenante, les personnages pas trop nombreux pour bien les mémoriser, même s'ils m'ont semblé moins attachants que d'autres, peut-être parce que leurs travers sont davantage mis en avant que leur psychologie, ce qui les rend moins sympathiques.

Il n'empêche : j'ai beaucoup aimé cette enquête, qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout.

J'ai un regret toutefois concernant la fin. Je l'ai trouvée expéditive, liquidée en quelques pages. Je crois qu'une conclusion avec quelques précisions sur le devenir des personnages ou au moins leur ressenti sur le dénouement de l'enquête aurait été la bienvenue car j'ai l'impression qu'il manquait quelque chose, comme si l'auteur avait hâte d'en finir avec cette histoire.



"Un fragile espoir" d'Hannah Richell

Voici le deuxième livre que je lis d'Hannah Richell : si le premier ne m'a pas laissé un souvenir transcendant, hé bien, celui-là non plus. Pourtant le résumé m'avait donné très envie de le lire. Comme quoi.
"Dora Tide sait depuis quelques jours qu'elle est enceinte. Une merveilleuse nouvelle qui réveille néanmoins chez la jeune Londonienne de douloureux souvenirs. Il y a onze ans, son très jeune frère, Alfie, a disparu sur la plage. Dora, sa sœur Cassie, leurs parents... Personne n'a réussi à surmonter le drame. Que s'est-il vraiment passé ce jour-là ? De retour sur les lieux de son enfance, Dora n'a qu'un souhait : renouer avec sa famille désunie et laisser, enfin, le passé derrière soi..."
Voici une histoire qui fait froid dans le dos et que tout parent redoute : la disparition de son enfant. Pire : que son enfant disparaisse tandis que l'on est partie batifoler. Voilà de quoi se faire sauter le caisson de désespoir.

Même si l'histoire semblait attractive, j'ai trouvé le récit assez prévisible et j'avoue ne pas avoir été emportée par l'histoire, même si je ne me suis pas ennuyée pour autant.

J'ai trouvé le récit sans grande originalité, un peu plat, d'autant plus que l'histoire est quelquefois tirée par les cheveux.



"Petits secrets, grands mensonges" de Liane Moriarty

J'avais déjà bien aimé le premier livre de Liane Moriarty, "Le secret du mari", mais je me rends compte que ce n'était rien par rapport au plaisir que j'ai eu à lire celui-ci. J'ai fini ce livre en 3 jours à peine. C'est simple, je l'ai lu comme je regardais en son temps les premières saisons de Desperate Housewive : avec impatience et délectation.
"Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est le sien depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec lequel il faut compter – elle se souvient de tout et ne pardonne jamais – et Céleste, une femme à la beauté époustouflante mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’aise. Elles prennent toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets. Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux."
Le suspense est moins omniprésent que dans "Le secret du mari" mais il demeure savamment distillé : dès le début, on sait que quelqu'un va mourir, mais qui, pourquoi et dans quelles circonstances ? Il faudra être patient, vous ne le découvrirez qu'à la fin !

La patte particulière de l'auteur est bien là : caustique, grinçante, avec un ton délibérément complice et confidentiel avec le lecteur.

Franchement, j'ai adoré ce livre, je l'ai d'ailleurs préféré au "Secret du mari". Je regrette juste de ne pas avoir d'autres livres écrit par ce même auteur à me mettre sous la dent, enfin, entre les mains.




"Vendetta" de R.J. Ellory


A chaque fois que j'ouvre un livre de cet auteur, je remercie le hasard de l'avoir mis un jour sur ma route. C'est vous dire.

Je crois que je suis aujourd'hui aussi fan de R.J. Ellory que de Michel Bussi : chacun de ses livres est un véritable voyage. Dans le cas présent, au XXème siècle, aux États-Unis, dans le milieu de la pègre. Instructif, passionnant et terriblement bien construit.
"2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, la fille du gouverneur de Louisiane est enlevée, son garde du corps assassiné. Confiée au FBI, l’enquête prend vite un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé. À cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. À sa grande surprise, Hartmann est donc appelé sur les lieux. C’est le début d’une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va peu à peu retracer son itinéraire, l’incroyable récit d’une vie de tueur à gages au service de la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l’Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu’à nos jours. Quel est le véritable enjeu de cette confrontation ? Pourquoi Perez a-t-il souhaité qu’Hartmann soit son interlocuteur ? Alors que s’engage une course contre la montre pour retrouver Catherine et que, dans l’ombre, la mafia et les autorités s’inquiètent du dialogue qui s’établit entre les deux hommes, Hartmann ira de surprise en surprise jusqu’à l’étonnant coup de théâtre final."
Quand je lis un polar de R.J. Ellory, c'est bien simple, j'ai l'impression de regarder un vieux film de gangster américain, genre "Les Incorruptibles" avec Kevin Costner. Le ton, l'ambiance, le souci du détail, R.J. Ellory sait te raconter une histoire qui va sans aucun doute te marquer, te faire réfléchir et te manquer une fois le livre terminé et refermé.

Il parvient même à te faire apprécier un meurtrier sans scrupules, coupable d'autant de crimes perpétrés avec froideur que de chandails tricotés par Pénélope quand elle travaillait en tant qu'assistante parlementaire pour son cher et tendre François.

Voici un livre vraiment efficace et addictif : je ne me lasse pas de cet auteur. D'ailleurs, je viens d'enchaîner à la suite sur un troisième livre de sa part, qui me plaît déjà tout autant : je vous en parle la prochaine fois.


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vendredi 3 mars 2017

Rubrique nécrologique de février


Il ne m'arrive pas souvent d'être à la bourre sur le blog, surtout concernant la rubrique nécrologique, mais là, je suis carrément grave à la ramasse.

Je l'avoue, j'ai pas mal de choses à mener de front ces derniers temps et cela me bouffe beaucoup de mon temps. Ajoutez à cela le retour de l'ambiance de merde au boulot et vous avez un bel aperçu de ce que fut février.

Mais revenons-en à des sujets plus futiles, ça fera du bien par où ça passe. Voici donc la - petite - nécro du mois (qu'y puis-je si février ne compte que 28 jours ?).



1er cadavre : la douche-crème Dop Douceurs d'enfance au parfum de la tartelette aux fraises


Voilà une crème douche à laquelle on ne peut rien reprocher, j'irais même jusqu'à dire qu'elle s'avère hautement addictive. Il suffit juste d'aimer la fraise.

Il me semble que j'en possède encore un flacon mais si ce n'est pas le cas, j'en rachèterai bien un de ces jours car cette douche-crème fait incontestablement partie de mes gels douche préférés.

 Prix : 2,10 € les 250 ml


2ème cadavre : la douche soin nourrissante hypoallergénique de Dove 

J'ai longtemps considéré Dove comme une valeur sûre, autant pour leurs déodorants que pour leurs shampooings, que j'ai souvent achetés dans ma lointaine jeunesse. Je ne me suis donc pas posé de questions en achetant cette douche soin nourrissante : elle ne pouvait forcément que me plaire.

Hé bien non. D'ailleurs, je ne suis pas la seule à qui elle ne plaît pas : Papa est occupé ne l'aime pas non plus. Voyez-vous, quand Papa est occupé prend sa duche, il aime que ça musse. Si ça musse pas, ça va pas. Et là, ça ne mousse pas du tout.

Et pour ne rien arranger, le flacon est terne et son parfum presque inexistant : alors, on n'a pas envie d'utiliser cette crème-douche le matin en se levant.

La seule chose que j'ai apprécié avec cette crème-douche, c'est qu'elle hydrate bien la peau, même si la texture de la crème douche reste trop sèche, avec un important manque d'onctuosité, qui ne la rend pas agréable à appliquer sur la peau.

C'est pourquoi nous classerons cette crème-douche parmi les produits de soin chiants : un vrai concept marketing pour le coup.

Je ne la rachèterai pas, comme vous vous en doutez.

Prix : 3,93 € les 400 ml


3ème cadavre : la douche crème hydratante abricot & orange fun et pétillante de Monsavon

Après un tel fiasco avec Dove, il fallait trouver un gel douche qui dépote. J'ai donc dégainé ce gel douche aux couleurs toutes gaites. En voilà un qui a un look agréable et qui se remarque !

Et le produit est à la hauteur de son emballage avec un parfum acidulé d'agrumes, qui sent super bon dans la salle de bain et surtout qui réveille le matin. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il met de bonne humeur, sinon j'en connais qui pourraient en acheter des palettes complètes, ça leur ferait du bien.

Un seul bémol à cette crème douche, qui est vraiment onctueuse et agréable à utiliser : cela concerne son emballage. Je vais te dire un truc Monsavon : le clapet d'ouverture en bas, c'est la loose. Sais-tu pourquoi ? Hé bien, l'eau stagnante finit par s'infiltrer dans le flacon et je me suis retrouvée avec plein de flotte dedans, si bien que la crème douche était diluée sur la fin. C'est dommage car je trouve que le packaging de ce flacon sait faire preuve d'originalité.

Je ne sais pas si je rachèterais cette variété mais, en tout cas, je continuerais mes découvertes Monsavonnesque, c'est sûr !

Prix : 2,29 € les 250 ml


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mercredi 22 février 2017

Il y a une éternité... Il y a un siècle... Il y a 5 ans (concours #mamanestoccupeea5ans !)


On va arrêter là avec Joe Dassin, hein, sinon on va avoir l'Eté indien dans la tête toute la journée et pour peu qu'on soit un peu déprimés par l'absence des loulous pour cause de vacances scolaires, on va finir par se jeter par la fenêtre (et, si tu te trouves comme moi au rez-de-chaussée, ça n'a aucun intérêt).

Tu crois que les loulous me manquent ? Meeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuh non, pense-tu, qu'est-ce qui te fait dire ça ? Disons que le seul avantage de ces deux interminables semaines de vacances scolaires, c'est qu'on ne me confond plus avec Mère Denis le soir quand je rentre : elle n'est pas en RTT, elle est au chômage technique.

Oui, je l'avoue, globalement, les journées ne sont tout de même pas très funky. Mais aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres car, en ce mercredi 22 février 2017, le blog fête ses 5 ans. Non, ça va, le coup de vieux reste supportable, c'est plus facile qu'avec les anniversaires des loulous et les miens.

Il y a donc 5 ans, par une passionnante journée de février, j'ai publié ce billet. A l'époque, c'est un peu comme si je hurlais dans le désert... même si les premiers commentaires et les premières interactions se sont produites, petit à petit, au fil des mois, créant sans même m'en rendre compte ce besoin viscéral de venir régulièrement raconter ma vie ici. Oui, c'est viscéral, je peux le dire : quand je n'écris pas pendant un moment, quelle qu'en soit la raison, ça finit par me démanger, c'est comme un besoin à assouvir, il faut que j'écrive.

Car j'ai vite pris plaisir, dès le départ, à bloguer, à aller lire les copains puis à m'intéresser aux réseaux sociaux, à poster, à échanger, à réagir. La question du jour étant : mais comment était ma vie, avant le blog ??? Certainement beaucoup moins rigolote qu'aujourd'hui. Sincèrement, en fait, je ne sais plus. Le blog fait partie de ma vie, même de notre vie de famille, il existe, il vit (grâce à vous) et c'est vraiment très bien comme ça. Les prochains mois risquent d'être plus difficiles pour lui, je vous expliquerais dans quelques temps pour quelle raison mais je sais déjà que ce besoin et cette envie d'écrire seront toujours là... et qu'il me faudra bien me gratter quand ça va me démanger.

En attendant, pour vous remercier d'être encore là à lire mes âneries et comme il n'y a pas d'anniversaire sans fiesta - dire que je vais devoir attendre samedi soir pour boire un canon pour fêter ça pff - j'ai un cadeau pour vous. Cette année, c'est Bioviva qui se joint à moi pour vous gâter : je suis d'ailleurs très contente qu'ils aient accepté de vous offrir un jeu Défis Nature au choix parmi leurs 3 nouveautés parce que j'adore ce jeu !

En effet, si tu te souviens bien, en avril 2015, Bioviva m'avait permis de découvrir leur gamme de jeux Défis Nature en m'offrant le Défis Nature Volcans, que mon Grand et moi avions beaucoup apprécié car il permet de combiner détente et stratégie tout en apprenant pleins de choses sur la nature sans en avoir l'air. Ça me fait donc plaisir de fêter l'anniversaire du blog en vous faisant découvrir ce jeu éco-conçu et fabriqué en France, pratique car très nomade (c'est un jeu de cartes, il tient dans la poche), conseillé pour les loulous à partir de 7 ans. A noter que chaque partie ne dure pas plus d'une demi-heure (au-delà, le loulou a souvent la console qui le démange) et que la règle du jeu est très vite assimilable. Je vous invite à relire mon billet de l'époque pour plus d'infos et à consulter le site Internet de Bioviva pour découvrir toute la gamme de Défis Nature existante (et il y a de quoi faire car la gamme s'est bien étoffée depuis 2015 !).

Une petite anecdote avant de passer aux conditions de participation : la première photo que j'ai postée quand j'ai créé mon compte Instagram, un réseau dont je ne saurais plus me passer aujourd'hui d'ailleurs car c'est un plaisir d'y glander vagabonder, hé bien, c'était une photo de la gamme Bioviva en vente à la Fnac du coin. Coïncidence ? A vrai dire, je crois bien !

Passons donc au concours spécial #mamanestoccupeea5ans - je me mets au hashtag, ça claque, hein ? D'ailleurs, n'hésitez pas à l'intégrer dans vos relais éventuels, ça me fera plais'! J'ai donc un jeu Défis Nature à faire gagner à l'un d'entre vous sur le blog parmi ces 3 nouveautés au choix :

On clique sur l'image pour l'agrandir !


Pour participer au jeu, il vous suffit de compléter le formulaire de participation ci-dessous ET de me laisser impérativement un commentaire sous ce billet, dans lequel vous allez m'indiquer pour quel jeu Défis Nature vous jouez parmi les 3 nouveautés présentées ci-dessus, à savoir :



Attention : je ne validerai QUE les participations des personnes qui m'auront laissé un commentaire ET complété le formulaire.

Le jeu débute dès la publication de ce billet et prendra fin le 5 mars 2017 à 23h59 (heure de Paris). Le giveaway est réservé à la France métropolitaine, à raison d'une seule participation par foyer.

Comme d'habitude, chaque relais du jeu sur Facebook, sur Twitter et/ou sur Google + rapportera une chance supplémentaire et cumulable pour le tirage au sort, à condition de m'indiquer le lien exact du relais dans la case prévue à cet effet dans le formulaire.

Une fois le concours clos, je tirerai au sort,
à l'aide de Random.org, le gagnant du jeu Défis Nature et j'annoncerai son pseudo sur les réseaux sociaux, où je vous invite à me suivre, dans les jours qui suivront. Le lot sera envoyé directement par la marque au gagnant.
Il me reste deux choses à vous dire : merci d'être là et bonne chance !



- Edit du 13 mars 2017 - 

Random.org a tranché et a désigné gagnant le n° 3,
ce qui correspond à la participation de fred-steph l'aminot (le 22 février 2017 à 12h27)

Bravo à toi, je te contacte par e-mail tout de suite !
Merci à tous les participants !

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mardi 14 février 2017

Je ne vous parlerai pas de lui...


... enfin, si, juste un petit peu. Car, oui, c'est vrai, quand l'aventure du blog a commencé, j'ai promis de rester aussi secrète que possible et de maintenir notre anonymat, enfin, surtout le sien.

Et pourtant, vous savez, si ce blog existe encore aujourd'hui, c'est aussi grâce à Papa est occupé. Je sais qu'il lit mes billets (coucou, mon lapin !), qu'il s'intéresse à son évolution - "Tu n'écris pas beaucoup, en ce moment, je me trompe ?" - et qu'il partage aussi les quelques avantages qu'il nous procure (et c'est bien normal).

Alors, en ce 14 février, notre 17ème Saint-Valentin en l’occurrence, à l'aube de l'anniversaire des 5 ans du blog et pour ce 400ème billet (déjà), je peux bien faire une petite entorse à mes engagements pour vous parler de lui.

Bon, en ce moment, il pique un peu : la Princesse a d'ailleurs décrété une grève du bisou en signe de protestation. Moi, je résiste mais j'ai hâte que la mode des poils cesse, je l'avoue, car j'ai l'impression d'embrasser le paillasson de l'entrée.

Sinon, il est très patient et il en faut, je suis quand même assez pénible, il faut le reconnaître, notamment en ce moment, en période de soldes, où je trouve toujours un vêtement ou une nouvelle paire de pompes à acheter même si les placards en regorgent déjà. C'est vrai, je suis du genre marmotte, je suis prévoyante : la guerre peut être déclarée demain, on a de quoi se vêtir, boire et bouffer, j'en veux pour preuve les monticules de flotte empilés dans le garage, les 5 kilos de spaghetti en stock, sans compter le stock de tablettes pour lave-vaisselle, la lessive, les 20 et quelques gels douches d'avance et surtout, oh surtout : l'appro en nécessaire à péritif. Indispensable.

A part ça, je suis quelqu'un de facile à vivre... et modeste, aussi. Et puis, de temps en temps, j'ai des projets : en ce moment, ils sont d'ordre professionnels et la tournure que prennent les choses est plutôt positive, ce qui me rend très joice ces derniers jours. Papa est occupé aussi, d'ailleurs je n'aurais jamais eu le courage de me lancer dans un nouveau projet pro - je vous en parlerais dans quelques temps, si tout se passe au mieux, promis - sans sa bénédiction et ses conseils éclairés :
- "Qu'est-ce que tu penses de mon idée ?"
- "Oui, c'est bien, vas-y"
- "Tu es sûr que je peux me lancer, que l'on y arrivera ?"
- "Oui, oui, t'inquiète... Et buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !"
Nous avons un sens du dialogue très prononcé à la maison, comme tu le vois : à notre corps défendant, il y a tout de même presque 17 ans que l'on cause, c'est un miracle que nos conversations aillent plus loin, encore aujourd'hui, que : "Monte le son de la télé, on entend que dalle".

Oui, j'ai de la chance, je le reconnais car je n'ai pas un caractère facile. Parfois, j'arrive même à me fatiguer toute seule, surtout quand j'hésite à prendre une décision : c'était le cas pour le sport, avant de reprendre le fitness en salle, j'ai pesé le pour et le contre pendant un mois avant de m'inscrire. J'étais en mode chiatique puissance 25 0000 : on a passé des soirées à en parler, un coup j'y vais, un coup j'y vais pas. Et puis j'y suis allée. Et je n'ai pas regretté. Depuis je nage dans mes futs... et j'ai une bonne excuse pour racheter des fringues du coup :-)

Pour cette Saint-Valentin 2017, on a décidé de faire autrement que tout le monde et que le fêter le jour même, c'était un peu trop facile... alors, le resto, on le fera jeudi, pour la Saint-Julienne, ça changera un peu. Pourquoi pas mercredi, me direz-vous ? Non, pas mercredi, non, il y la première saison des Médicis qui passe à la télé. On n'est plus à un jour près de toute façon : ça va faire 17 ans qu'elle dure la Saint-Valentin ;-)

Je vous la souhaite d'ailleurs excellente (la Saint-Valentin, hein) ! 

Il ne m'achète plus de fleurs, c'est périssable, par contre le litron, c'est incontournable



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lundi 6 février 2017

Mes dernières lectures #8


2017 commence plutôt bien en matière de lecture : j'ai lu plusieurs livres en janvier et février m'a l'air parti sur le même pied. Je viens d'ailleurs de terminer un autre bouquin hier soir, dont je vous parlerai dans un prochain billet. En effet, j'ai déjà suffisamment de matière pour aujourd'hui, avec 2 romans de Michel Bussi, dont je ne me lasse absolument pas du style, une petite déception et une très belle découverte.




"Maman a tort" de Michel Bussi

J'ai abordé ce livre prudemment, ayant lu quelques critiques quant à la difficulté de "rentrer" dans l'histoire, voire même à la comprendre. Pourtant, à ma grande surprise, j'ai accroché tout de suite au récit et je n'ai pas eu de soucis de compréhension. Comme quoi. Le résumé du 4ème de couverture donnait d'ailleurs un bel aperçu du ton :
"Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant. Quand Malone, du haut ses 3 ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire le croit. Il est le seul... Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil, qu'à des bouts de souvenirs, qu'aux conversations qu'il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l'engrenage se déclenche. Quel les masques tombent. Qui est Malone ?"

Ce livre m'a tenu en haleine, comme ce fut toujours le cas jusqu'ici avec les romans de Michel Bussi, et l'histoire m'a beaucoup plu, d'autant plus que mon cœur de maman n'a pas été trop malmené par cette histoire mettant en scène un petit garçon. Le récit fait l'objet là encore d'un souci du détail et d'une certaine recherche documentaire en amont, comme pour Mourir sur Seine : voilà un travail de qualité.

Beaucoup de rebondissements interviennent dans ce récit bien construit : l'auteur nous laisse deviner certains éléments du mystère qui plane au cœur de l'histoire mais le final s'avère bien plus compliqué et éclatant que cela, comme toujours.

Voilà encore un livre de Michel Bussi que j'ai refermé à regret, d'autant plus que l'histoire finit bien... ou presque.


"Les anonymes" de R.J. Ellory

En général, je ne suis pas attirée par les histoires d'espionnage... mais il y a des exceptions et ce roman-ci en est une. J'ai littéralement adoré ce bouquin et je compte d'ailleurs bien découvrir très vite le reste de la production de son auteur, R.J. Ellory :
"Washington. Quatre meurtres aux modes opératoires identiques. La marque d'un serial killer de tout évidence. Une enquête presque classique donc pour l'inspecteur Miller. Jusqu'au moment où il découvre qu'une des victimes vivait sous une fausse identité. Qui était-elle réellement? Et ce qui semblait être une affaire banale va conduire Miller jusqu'aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain..."
Ce roman a été très instructif pour moi car il m'a permis de m'intéresser de près au système d'espionnage américain. Le hasard a voulu que je lise ce livre au moment de l'investiture américaine : je peux vous dire que j'ai regardé l'évènement (ou plutôt le non-évènement si j'en crois la participation populaire à la cérémonie) d'un autre oeil. Si ce que dit R.J. Ellory est vrai, ce livre est une véritable révélation, qui lève le voile sur d'obscures périodes de l'histoire américaine et répond à pas mal de questions sans réponses.

Le récit est bien écrit, l'histoire bien menée et le final épatant. J'ai déjà conseillé ce bouquin à mon entourage, j'en fais de même avec vous.


"La ronde des mensonges" d'Elisabeth George

Mes premiers pas dans l'univers d'Elisabeth George ayant été pour le moins difficile psychologiquement parlant, j'ai pris un peu de temps pour me replonger dans son œuvre. Et, finalement, j'aurais peut-être dû m'abstenir, d'ailleurs, j'hésite à lire la suite de cette histoire :
"Ian Cresswell, neveu et héritier du richissime Lord Bernard Fairclough, est retrouvé mort noyé. Envoyé en Cumbria, la région des lacs qui inspira tant d'artistes et écrivains, pour enquêter en toute discrétion sur cette tragédie, l'inspecteur Lynley va devoir se frotter aux « bonnes mœurs » de la haute société anglaise.Un fils drogué repenti et sa sulfureuse femme, des sœurs jumelles instables... Avec son flair légendaire, Lynley pourrait bien mettre au jour quelques secrets de famille.Mais l'inspecteur lui-même risque de faire les frais de ces révélations…"
En général, le cœur d'un roman policier, c'est bien le moment où un ou plusieurs crimes sont commis, qu'ils apparaissent plus ou moins tôt dans le récit. Hé bien là, pour le coup, il n'y a pas de crime mais une noyade : j'aurais dû me méfier. J'avais l'espoir que cette noyade pouvait finalement se révéler être un meurtre, d'ailleurs Elisabeth George te laisse bien lanterner dans ce sens... mais finalement non.

Ce roman m'a donné l'impression d'être une sorte de transition entre le précédent ouvrage et le suivant : je suis vraiment restée sur ma faim, à l'exception des péripéties du personnage haut en couleurs de Barbara Havers, toujours très drôle.

Du coup, ma déception ne me donne pas envie de relire un bouquin de cet auteur dans l'immédiat.


"N'oublier jamais" de Michel Bussi

Après une déception, quoi de mieux qu'un bon Bussi ? Ce n'est pas le meilleur de ses romans, pour moi, car je reste toujours émerveillée par le talent déployé dans Nymphéas noirs mais j'en ai pourtant dévoré la fin.
"Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper et l'ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l'une des courses d'endurance les plus ardues du monde, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc. Parti s'entraîner, ce matin de février, sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe rouge accrochée à une clôture ; puis la vision d'une femme, incroyablement belle, les yeux rivés aux siens, prête à sauter dans le vide. Ils sont seuls. Le temps est suspendu. Ultime recours, Jamal lui tend l'écharpe, mais la femme bascule. Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, Jamal trouve le corps inerte de l'inconnue, un filet de sang qui s'échappe du crâne. A son cou, l'écharpe rouge. Ceci est la version de Jamal. La vraie ?"
Quand je relis aujourd'hui ce quatrième de couv', je me rends compte que déjà, tout est dit ou presque. L'histoire suscite la curiosité et comme d'habitude, on ne comprend rien à ce qui se trame sous nos yeux, car tout semble très vite complètement invraisemblable. D'ailleurs, l'auteur se fiche un peu du lecteur et s'adresse directement à lui dans son livre, prenant même le risque de lui révéler d'entrée de jeu que Jamal est innocent. Gonflé, non ?

Maintenant que le lecteur est piqué au vif et que sa curiosité est éveillée, l'auteur peut l'embarquer dans son histoire, vers la vérité, qui apparaîtra avec tout son éclat à la fin mais au prix de pas mal de rebondissements et de questionnements. Car il faudra douter, voire même commencer à se lasser un petit peu de cette histoire invraisemblable à laquelle on ne comprend rien. Et c'est à ce moment-là, quand vous êtes à deux doigts de jeter l'éponge devant tant d'obscurité, que l'auteur nous prend sous son aile et nous révèle enfin la vérité. Qui, comme d'habitude, était sous nos yeux dès le départ.

Il nous offre en prime un final magistral, absolument imprévisible, qui lève tous les doutes et fait toute la lumière sur l'affaire. Et, comme on pose la cerise sur le gâteau, il conclut en bouclant la boucle. 

Je n'ai que deux choses à dire : chapeau ! et encore !



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