Mes dernières lectures #13


Nous voici déjà au 13ème billet de Mes dernières lectures... j'avoue que je bats tous mes records personnels en ce moment, avec 2 à 3 livres dévorés par semaine. J'ai même du mal à tenir les comptes dans cette rubrique : je me rends compte qu'il y a plein de supers bouquins dont je ne vous ai pas encore parlé ici, honte sur moi.

En attendant de me sortir les doigts du derrière, en voici déjà quatre...





"Famille parfaite" de Lisa Gardner


Si j'ai retenu quelque chose de ma passion pour la lecture, c'est qu'il faut savoir donner une seconde chance aux auteurs qui ne nous ont pas convaincus à la lecture d'un premier roman : c'est ce qui s'est passé avec Lisa Gardner. Je n'ai pas été transcendée par "La maison d'à côté", pour autant, je n'ai pas hésité à m'attaquer à "Famille parfaite", dont le 4ème de couverture était fort alléchant. Et j'ai drôlement bien fait.
"Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve. Jusqu'’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d'effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l'’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?"
Pour avoir vu à la télé une série avec le même topo de départ, le scénario, dans son fondement, ne m'a pas semblé très original : j'ai donc assez vite deviné quelques morceaux de la vérité entourant cet enlèvement (c'est suffisamment rare pour être souligné !).

Ca ne m'a néanmoins pas empêchée d'apprécier ce livre car l'intrigue y est déroulée avec soin et avec tout le suspense possible. L'histoire s'avère on ne peut plus crédible... et il y a des jours où on ne regrette pas de ne pas rouler sur l'or car ce genre d'aventure fait froid dans le dos.

Ce roman policier m'a réconciliée avec Lisa Gardner dont j'ai hâte de lire les écrits plus récents, notamment "Le saut de l'ange", son dernier-né, sur lequel je compte bien mettre la main un de ces jours à la bibliothèque.



"Le murmure de l'ogre" de Valentin Musso

Je t'avais bien dit que j'allais creuser les bouquins de Valentin Musso : c'est chose faite. Je viens d'ailleurs de terminer "La femme à droite sur la photo", de loin mon préféré, ainsi que "Sans faille". Voilà un auteur dont on entend finalement beaucoup moins parler que son frère Guillaume mais qui ne mérite franchement pas moins d'être connu. 
"Nice, 1922. Deux prostituées sont assassinées, le crâne rasé et le corps recouvert d’étranges symboles. Bientôt, ce sont des enfants qui disparaissent et qui sont retrouvés égorgés aux quatre coins de la ville dans une mise en scène macabre. Louis Forestier, un commissaire des brigades mobiles créées par Clemenceau, se lance sur les traces de celui que les journaux ont surnommé l’Ogre. Il est épaulé par Frédéric Berthellon, un spécialiste des pathologies mentales de l’hôpital Sainte-Anne venu exprès de Paris, et par Raphaël Mathesson, un richissime érudit, aviateur à ses heures perdues. Très vite, ils découvrent que le tueur observe un rituel inspiré de récits de l’Antiquité sur la descente des mortels dans le monde des Enfers. L’affaire prend une dimension nouvelle quand le fils d’un millionnaire américain est enlevé par le tueur. Le compte à rebours commence : des ruelles miséreuses du vieux Nice aux luxueuses villas des hivernants, chaque indice est interprété pour tenter de saisir les motivations de l’Ogre et de remonter sa piste."

"Le murmure de l'ogre" nous ramène au début du XXème siècle, à l'heure où la médecine légale, telle que pratiquée aujourd'hui, en est à ses balbutiements. C'est là la grande originalité de ce livre et c'est aussi un moyen de compliquer encore un peu cette sordide enquête... Et puis les 3 personnages principaux et la référence à Clémenceau ont au passage coloré mon récit d'une ambiance digne des "Brigades du Tigre", que ma mère regardait fidèlement quand j'étais petite, avec notamment l'acteur Jean-Claude Bouillon, disparu il y a quelques semaines.

Il faut bien reconnaître que l'histoire est tout de même retors : élucider des meurtres d'enfants, le cadre est bien difficile, aujourd'hui encore avec les moyens technologiques modernes, alors imaginez dans les années 1920 : en termes de points communs, à part quelques rats de temps en temps dans les toilettes... Alors, dès le départ, on sent que ça va être coton à résoudre. Et ça l'est.

Voilà un ancrage historique qui donne beaucoup d'originalité au récit, policé et désuet comme il faut, et qu'il est bien agréable de lire. Même si ce roman policier n'est pas mon préféré de l'auteur. Mais j'y reviendrai.


"La chambre des morts" de Franck Thilliez

Je me rends compte que je n'ai pas encore parlé ici de Franck Thilliez, bien que "La chambre des morts" soit le troisième livre de cet auteur que je lis : je note donc mentalement de vous parler de "Puzzle", le redoutable roman qui m'a fait le découvrir... et m'a convaincue de continuer à le lire.
"Imaginez…Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints. Devant vous, un champ d’éoliennes désert. Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. A ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main. Que feriez-vous ? Vigo et Sylvain, eux, ont choisi. L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête."

Je crois savoir qu'une adaptation de ce roman a été faite au cinéma : je doute qu'elle reflète fidèlement l'extrême noirceur qui caractérise l'ambiance générale de ce récit. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal avec certains passages bien flippants de cette histoire : franchement, elle m'a foutu les jetons bien comme il faut (et ce n'est pas souvent que ça m'arrive).

Franck Thilliez m'avait déjà fait cet effet dans "Puzzle" en me faisant douter de plus en plus au fur et à mesure de ma lecture : c'est une évidence, il sait très bien manier la psychologie, aussi bien celle des ses personnages que celle du lecteur, qu'il emmène dans une spirale bien déconnectée de la réalité. Il faut reconnaître que c'est un style spécial : on est loin des romans policiers classiques, c'est un style unique, jamais encore vu chez un autre auteur, d'ailleurs.

Même si cet auteur a été plus dérangeant pour mon ciboulot que la plupart de mes auteurs habituels, j'ai tout de même persévéré car j'aime beaucoup son style d'écriture et l'esprit tortueux qui habite ses enquêtes : j'ai lu depuis "La mémoire fantôme", qui fait suite à "La chambre des morts" parce qu'on y retrouve pas mal de références et que l'on y révèle même presque le dénouement ainsi que "Vertige". Voilà un auteur que je qualifierais de vraiment "redoutable"... à découvrir d'urgence si ce n'est pas encore fait.




"Lignes de fuite" de Val McDermid


"Lignes de fuite" n'est pas le premier livre que je lis de Val McDermid : comme pour Lisa Gardner, j'ai persévéré avec cet auteur bien que le premier roman que j'avais lu, "Châtiments", m'avait pourtant déçue, avec des passages qui m'ont semblé particulièrement invraisemblables.

"Stephanie Harker franchit les contrôles de sécurité à l'aéroport quand elle voit son fils, devant elle, se faire embarquer par un homme en uniforme. Prise de panique, elle sonne l'alerte. Mais les autorités n'ayant pas assisté à la scène la pensent folle et le fuyard a du temps pour s'éloigner. Alors que Stephanie raconte sa version des faits au FBI, il devient évident que cette histoire est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Pourquoi quelqu'un voudrait kidnapper Jimmy ? Par quels moyens Stephanie peut-elle le faire revenir ?"

J'ai été prise par le suspense et par l'histoire dès le départ : un enfant enlevé et voilà mon cœur de maman qui est malmené. Le ton du récit, convivial et moderne, a aussi contribué à mon goût pour ce bouquin. L'histoire, qui aurait pu sembler farfelue, tient parfaitement la route et le dénouement se laisse apprécier.

Depuis, je me suis donc remise en selle avec la série des Tony Hill et Carol Jordan, que les fans de l'auteur connaissent bien : je viens notamment de terminer "Fièvre" qui porte sacrément bien son titre parce que je l'ai presque ressentie tout du long de ma lecture.

Je conclus donc, une fois n'est pas coutume, ce billet par une moralité : en termes de lecture, il ne faut jamais se fier à sa première impression. En lecture, hein, seulement, parce que dans la vie, c'est moins vrai.


Commentaires

  1. Merci pour ton avis sur ces livres, je n'ai lu aucun de ces auteurs, pourtant, qu'est ce que j'entends parler de Franck Thulliez et de Lisa Gardner !

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