lundi 30 juin 2014

Rubrique nécrologique de juin



L’été a bien du mal à s’installer durablement, dirait-on… Espérons que juillet sera meilleur !

D’ailleurs, en raison de la mousson qui s’est abattue par chez moi ce week-end, je n’ai pas pu prendre ma traditionnelle photo sur le gazon et j’ai dû trouver une solution de repli avec une photo en intérieur des cannés du mois. Nous déplorons 6 cadavres ce mois-ci : il y a de quoi lire !



1er cadavre : la douche crème Douceurs de nos régions à la framboise de la Vallée du Rhône 

Je ne suis pas allée jusqu’à demander une pièce d’identité aux framboises de ce gel douche pour vérifier leur origine : il faut faire confiance à Dop, pas moyen autrement !

J’attendais beaucoup du parfum de cette crème douche mais je suis restée sur ma faim : le parfum de framboise est un peu aigre et parfois même un peu difficile à identifier.

C’est dommage car tout le reste est à l’image des autres variétés de la gamme : cette crème douche a une texture tout à fait idéale, ni trop épaisse, ni trop liquide, elle se rince bien et laisse la peau douce et hydratée.

Je ne pense pas la racheter donc : il y a des parfums décidemment beaucoup plus réussis que celui-ci chez Dop. 

Prix : 2,50 € les 250 ml


2ème cadavre : le gel douche Fresh + Protect Energy au ginseng et au fruit du dragon de Williams 

Williams se lance dans les gels douches : nous avons donc demandé à voir, au hasard d’une promotion. Ils ont mis le paquet sur le packaging : plastique épais de qualité, couleurs masculines et toniques et une espèce de petite anse rétractable qui permet d’accrocher le gel douche dans la cabine de la piscine ou dans la douche. Apparemment on a bossé.

Seulement voilà, le packaging a beau être innovant, le gel douche par lui-même reste très banal. Le parfum est très masculin, plutôt réussi mais pas des plus durables, enfin pas autant que les autres gels douches pour hommes que j’ai déjà eu l’occasion de tester.

Et puis sa texture me pose un gros problème : elle a tendance à être un peu trop compacte et à ne pas se liquéfier suffisamment au contact de l’eau. Du coup, nous avions des petites « larmes » orange de gels douche qui restaient accrochées aux parois de la baignoire et sur les carreaux, voire qui dégoulinaient carrément. Sachant que nettoyer la baignoire me gonfle particulièrement, je crains que nous ne revoyions pas de sitôt ce gel douche dans notre salle de bains… 

Prix : 2,63 € les 250 ml 


3ème cadavre : le lait de toilette Olive & Calisson 

J’ai gagné ce lait de toilette, ainsi que le gel lavant de la même gamme, grâce à un concours sur un blog. Et j’en attendais beaucoup, après tout le bien que j’avais lu le concernant… Sauf que les loulous n’ont pas du tout apprécié son parfum. Alors l’application biquotidienne de lait de toilette sur les bouilles a vite tourné à la corvée.

Je ne peux pas dire non plus que le parfum me plaise particulièrement mais il a au moins le mérite d’être original. Et puis, à mon grand regret, j’ai eu le malheur de leur dire que ce lait de toilette contenait de l’huile d’olive, comme celle que je mets dans les courgettes pour les faire revenir. S’en est suivi un « beurk » définitif.

Nous ne rachèterons donc pas ce lait de toilette, ce qui était de toute façon prévisible vu son prix : 18 € les 200 ml, ça ne peut pas passer avec l’oursin du portemonnaie.

Néanmoins, si le parfum et le prix ne vous rebutent pas, sachez que la texture de ce lait est tout à fait correcte et qu’il ne contient ni parabens, ni alcool, ni phénoxyéthanol, ni huiles essentielles, ce qui est tout à fait louable. 

Prix : 18 € les 200 ml 


4ème cadavre : le masque Intense Repair de L’Oréal Professionnel 

Je vous ai déjà parlé de ce masque dans un article dédié : je vous invite à le relire.

Ce masque fait l’unanimité chez mes cheveux : ils l’a-do-rent ! Je sais qu’il est bourré de silicones mais c’est le seul qui me donne ce volume, cette texture douce et cette souplesse.

Je le rachèterai un de ces jours, c’est certain. 

Prix : 15 € les 200 ml 


5ème cadavre : le shampooing Hydratation Brillance Phytojoba de Phyto 

J’ai acheté ce shampooing aux Galeries Lafayette pendant les 3J, à – 50 %. J’avais déjà acheté des soins Phyto il y a quelques années et je crois me souvenir qu’ils étaient de qualité, alors, au vu de la promotion, j’ai foncé.

Hé bien, je n’aurais pas dû. D’ailleurs, j’ai remarqué depuis qu’à chaque période de soldes aux Galeries Lafayette, ce shampooing est remisé et placé bien en évidence en tête de gondole.

Il faut dire que ce n’est pas le meilleur shampooing que j’ai pu utiliser. A commencer par son conditionnement : un flacon en métal, que l’on ne peut donc absolument pas triturer pour en faire sortir les dernières gouttes de shampooing. Très mauvais point pour l’oursin. Je ne me suis malheureusement rendue compte de l’originalité de ce flacon qu’une fois acheté, puisqu’il était contenu dans un emballage cartonné.

Heureusement, pour palier au problème, le shampooing est assez liquide : un peu trop pour moi, même. Son parfum est assez original et marqué, il sent l’huile de coco, ce qui est assez agréable, sans pour autant couvrir les parfums des autres soins que vous pourriez utiliser à sa suite.

Ce shampooing n’a pas fait long feu, étant donné sa faible contenance (200 ml). Il mousse bien mais je trouve qu’il ne nourrit pas suffisamment les cheveux. Et, comme ils ne sont pas suffisamment hydratés, du coup, ils s’emmêlent, ce qui est particulièrement chiatique.

Je ne rachèterai pas ce shampooing, pourtant je suis quasiment certaine de le revoir en soldes aux Galeries Lafayette. 

Prix : 10,30 € les 200 ml 


6ème cadavre : le lait de douche à l’orchidée noire et au lait hydratant 

J’ai utilisé cette crème douche pour le bain des loulous mais j’avoue avoir regretté de ne pas l’avoir gardée pour moi : son parfum est très fleuri, vraiment original, un peu sensuel et très marqué. Personnellement, j’ai beaucoup aimé.

La texture de la crème douche est tout à fait idéale et j’ai eu la chance de dégotter un flacon grande contenance, donc très économique.

Cette crème douche sent bon, se rince bien, hydrate bien : vraiment il n’y a rien à redire ! Je le rachèterais sans doute un de ces jours…  mais je le garderai pour moi cette fois ! 

Prix : 1,99 € les 250 ml

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samedi 28 juin 2014

J’ai testé la box Beauty Forever de juin


Je ne suis pas une blogueuse beauté, loin de là, et pourtant j’ai eu l’agréable surprise de me voir proposer de tester la box Beauty Forever de juin. Vous pensez bien que j’ai accepté : je n’ai pas pour habitude de refuser les cadeaux ;-)  

Le concept de la box Beauty Forever est simple : les abonnés reçoivent chaque mois 5 produits de beauté en taille réelle, sélectionnés parmi de grandes marques de cosmétiques ou de plus jeunes à découvrir, et accompagnés de fiches-conseils pour apprendre à bien les utiliser, le tout pour 29 €, frais de port compris.

La box de juin est arrivée la semaine dernière par la Poste, dans un grande enveloppe toute noire. Je ne dirais pas que j’ai été déçue mais plutôt surprise : je comprends qu’un minimum de précautions soit nécessaire pour permettre une arrivée « à bon port » de la box mais je m’attendais à un petit carton, comme ce fut le cas pour la box que m’a envoyée Tiniloo il y a déjà quelques mois, histoire que cela fasse vraiment "box". Je pinaille, je sais.

Passons au contenu de l’enveloppe : j’ai suivi les consignes qui figuraient à l’intérieur et j’ai d’abord sorti les produits du pochon noir qui les contenait, avant de consulter les fiches qui étaient jointes. Voici la photo du contenu :


  

Comme annoncé, les produits de soin sont au nombre de cinq, tous au format full size, ce qui constitue vraiment le point fort de cette box. Pour vous donner une idée de la valeur de la box, je suis allée relever les prix chez les revendeurs (ou directement sur les boutiques en ligne des marques) :  

  • Une terre cuite Boho Green Revolution à 13 € 
  • Un gloss Lily Lolo à 9,50 €  
  • Une huile scintillante bronzage sublime monoï de Tahiti Soleil des Îles à 6,80 €  
  • Un gommage corps granité marin à la fleur de sel Île de Ré Léa Nature à 12 € 
  • Une base naturelle pour paupières Lily Lolo à 10,90 € 

En plus des 5 produits de soin prévus, se trouvait un éventail de couleur rose, que je me suis empressée d'offrir à ma Princesse, qui a alors pu s'éventer à la manière de Princesse Sofia.

La box est vendue au prix de 29 € : si je fais un rapide calcul, qui me donne également l’occasion de faire réviser ses maths à mon Grand, la valeur de la box est de 52,20 €. La première chose que l’on puisse dire, c’est donc que nous ne sommes pas volés.

Mais encore faut-il avoir l’utilité de tous ces produits… et ce n’est pas mon cas. C’est d’ailleurs pour cela que je ne me suis jamais abonnée à une box, quelle qu’elle soit, car la hantise de l’oursin du portemonnaie est tout de même d’avoir payé quelque chose et de ne pas en avoir l’utilité.

En fait, le seul produit que je vais utiliser, c’est le gommage corps Léa Nature. Il m’a tapé dans l’œil en ouvrant la box : je lui trouve un look frais et marin, que ne renierait pas Jean-Paul Gaultier. C'est mon produit préféré parmi les cinq.

Pour les autres soins, en toute honnêteté, je ne sais pas encore ce que je vais en faire : je pense les offrir aux dindes de mon entourage mais, néanmoins, si l’une d’entre vous est intéressée par ou ou plusieurs de ces produits, hormis le gommage, hein, n’hésitez pas à me contacter par e-mail et on s'arrangera.

Sur le contenu de la box par lui-même, là, je suis un peu déçue : je ne vois pas bien l’utilité de la base pour paupières, d’autant plus qu’aucun fard ne figure dans la box et, qu'en été, ce n'est pas la période où l'on en porte le plus ; ça coule, ça colle, pour moi, c'est mieux l'hiver - enfin, je crois.

Concernant les autres produits, rien à redire : pour une box estivale, tout me semble adapté, même si ce sont des produits que je n’utilise pas. Pour autant, j’aurais bien vu un vernis, à la place de la base pour paupières, histoire de se faire de jolis pétots dans les sandales : je m'attendais d'ailleurs vraiment à en trouver un.

Ce que je trouve innovant, par contre, c’est la présence de fiches-conseils, jointes dans la box, et qui expliquent comment utiliser les produits, photos à l’appui. Je trouve cela bien utile, notamment pour la consommatrice lambda que je suis et qui n’a pas forcément un BTS d’esthétique ou une copine qui a fait Sephora en LV2.

Voilà mon ressenti : je reste par conséquent sur mes positions, expliquées un peu plus haut, concernant les boxes en général.

Si vous êtes intéressée par cette box Beauty Forever de juin, pour vous-même ou pour offrir, vous pouvez vous la procurer au prix de 29 € tout compris, frais de port inclus, sur le site de Beauty Forever. Une fois abonnée, la box du mois est envoyée automatiquement, sans réservation, et l'abonnement peut être résilié à tout moment.

Et vous, vous connaissiez Beauty Forever ? Vous avez déjà commandé une de leur box ? Et que pensez-vous du contenu de celle-ci ?


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samedi 21 juin 2014

Les ventes très très privées - de tout - de Camaieu


J'ai remarqué qu'à l'approche des soldes, de plus en plus d'enseignes proposent maintenant ce qu'elles appellent des "ventes privées" : cela peut se traduire par des remises sur une sélection d'articles, comme chez Esprit par exemple, ou, encore mieux, sur tout le magasin, comme chez Etam.

Et puis, cette année, j'ai découvert une nouvelle pratique commerciale, tout à fait inédite : les ventes tellement privées que tu ne peux pas en profiter. Oui, Madame : ça existe. Le principe est simple : seule une poignée de clientes, sélectionnées on ne sait sur quels critères, ont le très très grand privilège - j'ai presque envie de dire "l'honneur", tellement ces clientes sont triées sur le volet - de pouvoir bénéficier d'une remise sur la collection en avant-première.

Cette nouvelle pratique, je l'ai expérimentée, à mon grand désarroi et à leur détriment aussi d'ailleurs, chez Camaieu. Parce que l'enseigne n'a pas pensé à tout : l'être humain communique avec ses pairs et, quand un bon plan se présente, il a tendance à en faire profiter ses amis. Et c'est ce qu'il s'est passé.

Jeudi matin, une amie reçoit une invitation personnalisée de la part de Camaieu pour profiter de leurs ventes privées : 40 % sur l'ensemble du site (hors nouvelle collection) et la même réduction en magasin, sauf sur les points rouges - c'est-à-dire quasiment la moitié du magasin puisqu'ils portent sur les basiques en pantacourts, shorts, t-shirts...

Sachant que je possède également la carte de fidélité Camaieu et que j'y achète régulièrement quelques articles, innocemment elle me parle du bon plan, sans imaginer un seul instant que je puisse être évitée, à défaut d'être invitée.

Bien que n'ayant rien reçu mais ayant repéré de longue date en magasin une chemise sans laquelle je pourrais bien ne pas survivre au-delà du mois de juin, me voilà partie en mission chez Camaieu. Je la trouve en rayon et coup de bol, la taille est disponible.

C'est à ce moment-là que je me suis rendue compte que certains portants étaient signalés en point rouge. Après avoir consciencieusement pisté une vendeuse, telle la lionne à l'affût d'une gazelle, je lui demande à quoi correspond la pastille. Elle me regarde d'un air effrayé et me demande : "Vous avez reçu l'e-mail ou le texto ?". Je lui dis que non, que je possède pourtant la carte de fidélité et que je suis une cliente régulière. Elle me répond, extrêmement gênée, à tel point que je me suis demandée si les allemands n'avaient pas de nouveau débarqué et que cette petite personne toute frêle n'était pas entrée en résistance : "Ah... alors, attendez de recevoir quelque chose". Je sens qu'elle cherche à foutre le camp à tout prix, alors je n'insiste pas, je la remercie et je la laisse partir.

Je décide malgré tout d'essayer la chemise en question et même une autre chemise qui pourrait bien me correspondre au teint. Dans un accès de folie dépensière, je me dis qu'il se pourrait bien que j'achète aussi un pantacourt, même pastillé en point rouge, puisqu'il m'en faut un et que de toute façon, il y a fort peu de chances pour qu'ils soient soldés dans la couleur voulue. Je sens bien que l'oursin n'est pas content mais tant pis.

La première chemise et le pantacourt me vont impec', la seconde chemise s'avère plus décevante, je décide donc de passer à la caisse. La caissière prend la chemise et je lui demande si elle bénéficie des -40 %. Et là, elle me répond : "Oui, cet article peut passer à -40 % mais je vais vérifier sur votre compte carte de fidélité si vous êtes éligible." Dans mon cerveau, les mots "fatal error" apparraissent en rouge clignotant et l'oursin commence à s'énerver. La caissière me répond avec un grand sourire : "Non, vous n'y avez pas droit, la remise est réservée à certains clients" et elle ajoute dans la foulée, apparemment rôdée : "Mais je ne sais pas sur quels critères ils ont été sélectionnés".

Rendez-vous compte : dire à l'oursin du porte-monnaie, droit dans les yeux, qu'il n'a pas droit à la réduction de -40 % alors que d'autres clients y ont droit, Dieu seul sait d'ailleurs pour quelle raison. Je suis donc repartie comme Rika Zaraï, sans chemise, sans pantalon, avec le fol espoir d'y voir une petite étiquette avec un "%" au bout de la manche mercredi.

Dans l'affaire, je ne sais toujours pas quelle est la catégorie de clientes ultra-privilégiées qui ont l'immense honneur de pouvoir acheter un putain d'article remisé à -40 % chez Camaieu, fabriqué par des ouvriers payés un coup de pied dans le cul ou presque au Bangladesh et vendu 10 fois son prix de fabrication en France. La cliente juste derrière moi à la caisse avait reçu ce fameux texto de merde et je peux vous dire qu'elle était loin de ressembler à Paris Hilton.

J'ai bien conscience de la futilité de tout ça, après tout, il y a des gens qui se battent et qui ne mangent pas à leur faim dans ce monde, et que ce ne sont que de basses préoccupations d'habitants de pays riches (enfin pour l'instant).

Mais quand même : je reste sur un sentiment d'injustice. Comble de l'ironie, ce jour-là, je portais un chemisier acheté chez Camaieu quelques années plus tôt. Pour me consoler, je suis donc partie chez Etam, enseigne qui, elle, m'aime encore, puisque j'ai pu acheter deux pantacourts à -40 %. Na.

En rentrant chez moi, je me suis infligée le coup de grâce : je suis allée sur ma-reduc.com, l'une des références du recensement des codes promos pour les radasses dans mon genre et j'y ai vu le code de réduction à appliquer au panier sur camaieu.fr pour bénéficier des -40 % de la vente privée. Alors j'ai testé... et rien ne s'est passé, le prix de la chemise est restée au taquet.

Donc, Camaieu, je t'annonce que tu as raté une vente, voire même deux d'ailleurs si je compte le pantacourt, et que tu me déçois vraiment beaucoup cette fois, après tant d'années d'achats, certes remisés mais toujours indispensables, bien entendu.

Et si quelqu'un connaît la règle de sélection des clients pouvant bénéficier des -40 %, ça m'intéresse. Parce que ça m'énerve de ne pas savoir.



Ma carte de fidélité Camaieu, qui ne récompense rien, enfin apparemment pas la fidélité....



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mardi 17 juin 2014

"Je crois que vous devriez consulter"



Je vais vous avouer une chose, que je ne vous ai pas encore dite, tout simplement parce qu'il s'agit d'un sujet sensible pour moi : mon Grand a été suivi pendant quelques mois par un psychomotricien.

Vous vous attendiez à plus grave, j'imagine, étant donné la façon dont je vous l'annonce... Non, ça ne l'est pas, c'est juste embêtant, imprévu et contraignant. Et, si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que mon expérience peut apporter un peu d'éclairage et, pourquoi pas, de réconfort à des parents dans la même situation que la nôtre.

Tout a commencé il y a deux ans, mon Grand était alors en Grande Section de Maternelle. Un jour, le psychologue scolaire a demandé à me rencontrer : le rendez-vous était fixé un après-midi et faisait suite aux tests passés le matin même par mon Grand.

Le bilan des tests a amené le psychologue scolaire à "m’inviter" à consulter un psychomotricien. Heureusement que j’étais assise : je me serais effondrée. Nous sortions de dizaines de rendez-vous chez l’orthophoniste, nous allions enchaîner avec le psychomotricien. Si j’avais su à l’époque que le psychomotricien allait nous prescrire « 20 séances pour commencer », je crois que j’aurais pu manger mon sac à main.

Mon Grand s’est avéré presque plus mature que moi ce jour-là : il était calme et compréhensif. Il avait conscience d’avoir un problème et se sentait soulagé d’apercevoir le début du commencement d’une prise en charge. Ensemble, nous n’avons jamais vraiment évoqué le sujet à fond : je lui ai dit qu’il allait rencontrer un médecin qui allait l’aider et c’est tout. Je n’ai même pas précisé « aider à quoi », pas besoin : il savait.

Entre le jour où s’est déroulé ce rendez-vous et celui où nous sommes entrés lui et moi pour la première fois dans le cabinet du psychomotricien, j’ai passé des dizaines de coups de téléphone vains pour décrocher un improbable rendez-vous et de longs mois se sont passés : visiblement, les patients sont de plus en plus nombreux et les professionnels ne sont pas légions dans le coin. Et puis un beau jour, le téléphone a sonné, à un moment où je n’y croyais plus : le rendez-vous du bilan était pris.

Le psychomotricien fut tout de suite moins alarmiste que le psychologue scolaire, une fois le bilan réalisé : les problèmes de mon Grand se résoudraient en quelques séances. 20 pour commencer. A 30 € la séance. Pas remboursées. L’oursin du porte-monnaie s’est desséché sur place et je me suis mise à compter ce que cela représentait en t-shirts que je ne m’achèterais pas. Un truc de cagole pour comprendre qu’il allait falloir serrer les cordons de la bourse.

Les rendez-vous se sont succédés au rythme d’un par semaine. Mon Grand les a tout de suite apprécié. Je le sais car il me racontait ce qu’il y avait fait, qu’il était fier et tout à fait conscient de ses progrès.

Mis à part quelques gestes qui nécessitaient correction, le problème de fond nous est apparu : mon Grand manquait de confiance en lui. Il avait besoin d'être rassuré, de passer outre cette peur de ne pas réussir quelque chose et de risquer les moqueries des autres.

Les parcours et les exercices ludiques lui ont fait beaucoup de bien et les 20 séances se sont enchaînées, bien ancrées dans notre routine familiale. A tel point que l'on aurait pu croire qu'elles ne devaient jamais s’arrêter : c’était un rendez-vous comme un autre dans la semaine.

Et puis, un jour, le psychomotricien m’a annoncé que mon Grand n’avait plus besoin de séances. Il n’a pas ajouté : « il est guéri ». On ne parle pas de maladie ici, on dit juste qu’il avait des problèmes.

J’ai eu du mal à réaliser et très vite, j'ai eu une sorte d'intuition : nous n’en avions pas fini pour autant. Mon Grand a tout de suite eu l’air inquiet : ces séances lui faisaient du bien, elles lui redonnaient confiance, alors comment allait-il donc faire sans elles ?

L’oursin, lui, dansait la lambada.

Comme lorsque nous sommes sortis du rendez-vous avec le psychologue scolaire, nous n’avons pas évoqué le sujet : nous n’irons pas chez le psychomotricien la semaine prochaine et les semaines qui suivent non plus, point. 

Deux années se sont écoulées depuis. Et en mars dernier, sans crier gare, ce que je craignais s'est produit : mon Grand rencontre de nouveau des difficultés pour l'écriture à l'école et la maîtresse m'a donc encouragée (pour ne pas utiliser un autre mot plus directif) à lui faire reprendre quelques séances chez le psychomotricien.

Et nous voilà donc repartis pour un tour. Heureusement, cette fois, j'ai eu la chance de décrocher un rendez-vous plus facilement et plus rapproché que la première fois : le bilan du psychomotricien a donc eu lieu le mois dernier et de nouvelles séances ont été préconisées.

Nous allons donc retrouver notre rendez-vous hebdomadaire. Du coup, je crains que mon budget "soldes" ne soit quelque peu amputé cette saison... mais c'est pour son bien. 

La photo vient du blog http://yellow-smile.blogspot.fr/ : elle résume bien le billet, je trouve...


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