jeudi 29 novembre 2012

Quelque chose de Fabienne Lepic

Ces dernières semaines, je me suis trouvée face à un cruel dilemme télévisuel le mercredi soir : M6 diffusait l’ultime saison de Desperate Housewives et France 2 proposait en même temps la nouvelle saison d’une série que j’adore : "Fais pas ci, fais pas ça".

Il y a encore quelques années, le problème ne se serait pas posé puisque j’aurais déjà eu l’occasion de regarder la dernière saison des ménagères désespérées sur Canal+. Mais l’oursin du porte-monnaie ayant refusé d’héberger plus longtemps le décodeur, je me retrouve désormais à attendre le bon vouloir de M6 pour les voir.

J’ai tranché et j’ai donc choisi de regarder "Fais pas ci, Fais pas à ça". Je n’ai pas accroché tout de suite à cette série : je n’ai même pas regardé en entier le premier épisode de la saison 1 à l’époque de sa première diffusion sur France 2. En fait, j’ai eu le déclic l’année dernière, en tombant par hasard sur l’épisode où Patrick Bruel y jouait en guest. Comme j’ai adoré cet épisode, alors je me suis envoyé les autres épisodes disponibles, toutes saisons confondues, sur feu Megaupload (qui me manque beaucoup il faut bien l’avouer puisqu’il reste 2 ou 3 épisodes que je n’ai pas pu voir, à cause des américains qui ont décidé de le fermer assez inopinément dirons-nous).



Si j’aime maintenant autant cette série, je le dois pour beaucoup au personnage de Fabienne Lepic. Je dois bien avouer que je me retrouve un peu en elle. Et quand je dis un peu, je fais particulièrement référence à son cri de guerre : « A table ! », qui fait d’ailleurs marrer tout ceux qui tombent sur ce passage, qu’ils soient fans ou pas de la série, tellement ce cri vient du cœur. Moi, au début, cette scène me faisait rire aussi… et puis, au fil des épisodes, je me suis dit que dans quelques années, il se pourrait bien que je me retrouve moi aussi en bas de mon escalier à beugler « à taaaaable ! » pour que les enfants se décident enfin à descendre dîner.

Bien sûr, les situations que Fabienne vit ne sont pas celles de notre quotidien lambda, ça reste une fiction : on ne se retrouve pas à cambrioler une agence immobilière ou bien enfermés dans une chambre froide avec toute sa famille tous les jours. Non, je crois que ce que j’aime, c’est vraiment le caractère de son personnage, très bien interprété par Valérie Bonneton, et sa façon d’appréhender les événements de son quotidien de mère de famille nombreuse.

En fait, je l’admire beaucoup, pour son franc-parler, son culot, son caractère volontaire qui ne se laisse jamais abattre dans l’adversité, sa façon de mener son entourage à la baguette, de les bousculer un peu et de prendre les choses en main quand une difficulté survient. J’aime aussi son allure un peu bourgeoise, avec ses vêtements sortis tout droit de la dernière collection Cyrillus, qui contrastent avec ses propos un peu vulgaires et son manque d'éducation parfois.

Je la comprends lorsque son rôle de femme au foyer ne la comble plus et qu’elle cherche à reprendre une activité professionnelle. Je compatis lorsqu’elle passe du temps à cuisiner, que personne ne touche au plat et qu’elle finit par préparer son fourzitout avec les restes. Et puis je rêve intérieurement de pouvoir imposer des consignes à tous les membres de la famille pour l’utilisation des toilettes. 

Oui, au final, Fabienne me ressemble un peu. Et pas qu’à moi d’ailleurs : elle ressemble à beaucoup de mamans que je connais : c'est une mère de famille aimante et décomplexée, une femme bien d'aujourd'hui. C’est pour ça que ce personnage a un tel succès : elle a même sa propre page Facebook depuis peu !

Et hier soir, en allant aux toilettes avant de me coucher, lorsque j’ai trouvé la dernière feuille de PQ posée délicatement au-dessus du rouleau vide, je me suis sentie vraiment très proche de Fabienne…



Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 26 novembre 2012

Faites des gosses... #2

Il était prévisible qu’il y aurait un deuxième billet avec les derniers bons mots des enfants (le premier billet étant ici). Je crois que ces petites vacheries me feront bien rire quand j’y repenserai dans quelques années mais, sur le moment, avec l’effet de surprise, ce n’est pas toujours facile à encaisser…

Allez, moquez-vous de moi, c’est ma tournée !


Ma Princesse me dit un matin, alors que je l’habille :
- Recule maman, tu ne sens pas bon…
- Hein ? Comment ça, je ne sens pas bon ?
- Non, tu sens mauvais…
Donc, je pue le matin au réveil, merci ma fille pour ta franchise… Appelez-moi donc Pépé désormais... !


Un autre jour, ma Princesse me dit :
- Maman, qu’est-ce que tu as là ?
- Où çà, là ?
- Hé bien là, sur ta tête !
- Là (en lui montrant mon visage) ?
- Oui, là, en bas, c’est quoi ? (en désignant mon bouton menstruel, rouge, bien gros et donc bien moche
- ah, ça, c’est un bouton, ne t’inquiète pas, il partira dans quelques jours (avec un peu de bol).
- Beurk, ce que c’est moche !
Je suis donc moche et je pue… Passez-moi la corde…


Et pour couronner le tout, cette question, posée très distinctement dans le couloir, alors que j’étais aux toilettes :
- Maman, tu fais caca ?
La question a été suivie d'un gloussement étouffé du frangin...


Mais la grosse information du moment, c'est que les loulous se sont mis aux langues étrangères (il n'est jamais trop tôt, me direz-vous). La Princesse baragouine donc quelques mots de pseudo - brésilien dans son bain, à cause de cette chanson :


et mon Grand commence à parler beaucoup mieux coréen que français, à cause de ce type :


Les loulous connaissent le clip par cœur, l’autre jour, j’ai surpris la Princesse en train de danser le bras en l’air avec son frère allongé par terre, en dessous, comme dans le clip. Mais le top de la honte maternelle, c’est encore lorsque mon Grand fait le cheval sur le chemin de l’école…

Et les vôtres, ils se sont mis au coréen, aussi ?


Rendez-vous sur Hellocoton !