lundi 26 septembre 2016

Et l'été touche à sa fin




Par chez moi, il y a des signes qui ne trompent pas et qui s'avèrent toujours annonciateurs de la fin imminente de la période estivale.

Le premier signe est commun à tout le monde ou presque : c’est la rentrée, scolaire ou pas. Cette année, elle s’est faite en douceur pour moi, tranquillement et sans à-coups, à retardement pour Papa est occupé qui a bénéficié – le veinard – d’une semaine de congés supplémentaire aussi imprévue que bienvenue, et très naturellement pour les loulous, qui ont vite repris leurs habitudes dans leur école et qui étaient très contents de retrouver leurs copains après cette trêve estivale, d'autant plus que leur père ne travaillant pas (encore), leur première semaine s'est trouvée allégée en termes d'horaires.

Cette année, l’école ne compte pas de classe à double niveau en CE1 et CM2, ce qui nous a soulagés : je sais bien que les enfants appelés à être dans des classes à double niveau sont les plus débrouillards - c’est ce que nous ont dit les enseignants lors de la réunion de rentrée l’an dernier, ce que nous ignorions jusqu'alors et qui nous a fait ressentir beaucoup de fierté pour notre Princesse, qui y a eu droit deux années scolaires de suite ! - néanmoins, sur un plan purement social, les enfants préfèrent et de loin être avec des élèves de leur âge et de leur niveau.

La rentrée s’est donc faite très naturellement cette année, je dirais même qu’elle est passée « comme une lettre à la Poste ». Le rythme et les habitudes ont tout de suite été repris et tout semble bien se passer pour l’instant, avec des enseignants appréciés et compétents, j’ai envie de dire, comme chaque année, une fois encore et heureusement.

Je n’ai donc pas à me plaindre, ce mois de septembre a été globalement serein pour nous, et je dois reconnaître que la chaleur et le beau temps qui ne nous ont pas quitté ces dernières semaines nous ont fait beaucoup de bien au moral. L’automne, annoncé sur les calendriers jeudi dernier, serait d’ailleurs presque passé inaperçu si les températures ne piquaient pas un peu plus le matin… car c’est là le second signe de la fin de la période estivale : le retour des vestes et des écharpes le matin… mais avec une paire de nu-pieds, pour ne pas avoir chaud l’après-midi. C'est ça, le nord : l'hiver en haut et l'été en bas, on appelle ça la mi-saison !

Mais, par-dessus tout, ce qui sonne toujours le glas de notre été à la maison, c’est quand Papa est occupé annonce un beau matin qu’il va ranger le salon de jardin dans le garage. Voilà une annonce qui est toujours accompagnée d’un silence de surprise et de déception et qui nous met à tous un coup au moral. Et ce jour, hé bien, c’était hier.

Un dernier passage de tondeuse à gazon et notre été a plié bagage. Pourtant, quand on y repense, les éclats de rire, les course-poursuites dans le jardin, les parties de foot, les heures passées à lire un bon bouquin à l’ombre du parasol, les barbecues tant appréciés et les apéros à rallonge sont encore bien là, dans nos têtes.

Notre automne à nous a donc pris ses quartiers à la maison hier, le 25 septembre… Le problème, c’est que par chez nous, on ne sait jamais pour combien de temps, enfin, plutôt pour combien de mois… Très bientôt et en l’espace d’à peine quelques jours, les arbres auront perdu leur feuillage, d’ailleurs, le vert commence à laisser place aux extrémités à un feuillage bordeaux foncé.

Les feuilles commencent à virer au roux, si si regarde bien : l'hiver vient, Jon Snow...
 
C’est un phénomène qui me cause toujours un petit pincement au cœur, chaque année, car c'est encore un bel été qui se meurt. 

Tu vois,cette année encore, je n'échappe pas à un peu de mélancolie saisonnière, remarque, y'a pas de raisons qu'il en soit autrement. Néanmoins, je te dirais que je me languis déjà de l'été prochain et ça, c'est plutôt nouveau : autant dire que l'hiver va me sembler long...


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jeudi 15 septembre 2016

Moi et mon mini-moi


On me dit souvent qu'elle me ressemble beaucoup : quelque part, c'est normal, c'est ma fille, hein, bon. C'est d'ailleurs pour cela que je l'appelle : "mon mini-moi". Et puis c'est pratique car cela nous épargne les présentations quand nous sommes ensemble.

Et pourtant, je sais bien en vérité que l'on ne se ressemble pas tant que ça. Moi, je suis une grande trouillarde, une vraie, je cache mes angoisses et mon manque de confiance en moi derrière des tocs et des habitudes : elle, elle avance d'un pas décidé vers la vie, elle fonce, à grands renforts d'éclats de rire, et ne crains pas d'affronter le monde ! D'ailleurs, elle progresse vite dans ses apprentissages et se révèle de plus en plus autonome (mais curieusement pas encore assez pour certaines tâches ménagères...).

Depuis peu, elle devient coquette aussi, pas du tout comme moi à son âge : elle aime porter des tas de barrettes dans ses cheveux et se promener avec un sac à main, rose de préférence. Elle me demande souvent quand elle pourra mettre du vernis, provoquant inévitablement la levée des yeux au ciel de Papa est occupé qui l'appelle "sa petite dinde" !

Elle est aussi très sportive : elle a de sacrées cuisses musclées, bien davantage que les miennes. Elle ne passe pas une journée sans improviser une roue, je suis d'ailleurs bien étonnée qu'elle ait souhaité arrêter la gym mais, tout comme moi, elle sait très bien ce qu'elle veut et surtout ce qu'elle ne veut pas (finir son assiette, sauf si elle contient du dessert, des bonbons ou des gâteaux).

Par contre, elle est toujours partante pour sortir : pas comme moi et mon côté casanier. Elle adore aussi tourner sur elle-même et partir à l'école en sautant sur le trajet. Cette enfant, c'est la joie de vivre, que voulez-vous !

Comme moi, elle a une excellente mémoire et maîtrise très bien l'anglais en yourte, enfin, en yaourt, ce qui lui vaut un autre surnom de ma part : "le juke box". Je me demande souvent comment elle réussit à mémoriser si bien des chansons, parfois en anglais, qu'elle n'a entendu que quelques fois. La musique fait partie intégrante de son univers, comme moi, car je ne saurais pas me passer de la radio en fond quand je suis à la maison. On ne partage pour autant pas les mêmes goûts musicaux, à part les Frero Delavega, dont nous reprenons en chœur les chansons. Par contre, tout comme moi, elle adore danser et plus globalement, bouger : cette année, la zumba est au programme tous les mercredis, en attendant qu'un jour, peut-être, elle m'accompagne à la salle de sport (et dans un jour plus lointain, à la maison de retraite mais y'a pas le feu car l'apéro y est très moyen parait-il).

Comme moi, elle adore aller à Paris mais ne partage pas ma passion du shopping (au grand soulagement de l'oursin du portemonnaie qui n'espère qu'une chose : pourvu que ça dure...). Par contre, nous aimons beaucoup regarder ensemble certaines séries télés, comme Les Petits meurtres d'Agatha Christie, et l'émission Danse avec les Stars, que nous ne raterions sous aucun prétexte (surtout l'année dernière : y'avait Olivier Dion :-) Mais j'apprécie beaucoup moins qu'elle N'oubliez pas les paroles : j'estime d'ailleurs très dangereux de passer une émission pareille par nos contrées, il pleut déjà suffisamment.

Parmi les trucs que je déteste, il y a fêter mon anniversaire, Par contre, elle, elle adore fêter le sien, d'abord parce que c'est synonyme de gâteaux et de bonbons à profusion et qu'elle est très "bec à chuque" comme on dit par ici (tout le contraire de moi) mais aussi parce qu'elle sait qu'il y aura pas mal de cadeaux à déballer et de copines à inviter. D'ailleurs, le temps est venu d'aborder le cœur du sujet de ce billet : 

je te souhaite un excellent anniversaire pour tes 7 ans (déjà), mon mini-moi !

Je vous ai épargné la chanson "Sang pour sang" de Jauni Hallyday, j'ai préféré vous montrer à quel point la Princesse déteste les peluches...



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mercredi 7 septembre 2016

Mes dernières lectures #4


L'avantage, quand on ne bouge pas de chez soi pendant les vacances d'été, c'est que l'on dispose de temps pour autre chose que de faire et défaire des valises (voyons le verre à moitié plein) : dans mon cas, ce fut pour lire. Alors que, d'habitude, je ne parviens même pas à lire et comprendre un quatrième de couv' en présence des loulous, j'ai réussi l'exploit de lire 5 livres au mois d'août, les doigts de pied en éventail, confortablement installée dans mon salon de jardin. Elle est pas belle la vie ?





"L'incendie" de Graham Hurley

Si comme moi, tu regardes les séries policières du vendredi soir sur France 2, tu connais forcément les deux personnages principaux de ce livre, à savoir l'inspecteur Faraday et Paul Winckler, que l'on retrouve régulièrement dans Deux flics sur les docks, une adaptation des livres écrits par Graham Hurley.

C'était mon premier livre de cet auteur, sur lequel je suis tombée par hasard à la bibliothèque, car j'ignorais que cette série télé, que j'aime beaucoup suivre, était adaptée de romans. Voici le résumé :
"Seul un trésor de cocaïne d’une valeur de quelques millions de livres peut remettre à flot l’empire de Bazza McKenzie, le baron de la drogue de Portsmouth, chahuté par la crise financière. Or justement, cette bouée de sauvetage est volée dans une cache pourtant secrète. Faraday, sévèrement blessé dans un accident de voiture au Moyent-Orient, est en convalescence. Quatre corps calcinés retrouvés dans l’incendie d’une ferme sur l’île de Wight le contraignent à reprendre du service, alors qu’il n’est pas vraiment d’attaque. D’autant plus que sa compagne s’est mise dans la tête d’adopter une petite fille palestinienne brulée au trois-quarts dans l’enfer de Gaza. Bref, il est sur la sellette sur tous les plans. Paul Winter, lui, est toujours le fidèle lieutenant de Bazza McKenzie. Mais il doute de plus en plus et il semble prêt à mettre fin à cette collaboration du côté obscur de la force."
Pour les fans de la série dont je fais partie, mises à part les adaptations minimes, sans grosses conséquences - Winckler s'appelle ici Winter et l'action se déroule en Grande-Bretagne et non au Havre - ce qui frappe ici, c'est que Faraday a une compagne et donc, une vie sociale ; Quant à Winter, il ne fait plus partie de la police, il travaille pour Bazza, son cousin mafieux plein aux as, aussi bien dans la série que dans le bouquin, d'ailleurs.

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce livre : j'y ai surtout été malmenée par quelques coups de théâtre et par un univers sombre, auquel la série m'avait déjà habituée, avec deux personnages très marqués par leur expérience en tant que policiers. Contrairement à la série, les personnages secondaires sont légion et il faut donc être bien concentrée sur sa lecture pour suivre l'intrigue. Bref, voilà un livre qui ravira les amateurs de polars bien noirs et plutôt burnés.



 "L'enfant de personne" de Charlotte Link

Voici un auteur que m'a recommandé ma maman... Hé bien, pour une fois, on n'a pas les mêmes goûts ! Le résumé était pourtant alléchant :
"Un soir de juillet 2008, Amy Mills, étudiante dans une ville côtière du Yorkshire, est sauvagement assassinée, le crâne fracassé contre un mur. Quelques mois plus tard, non loin de là, on retrouve dans un ravin le corps d'une septuagénaire, Fiona Barnes, dont la tête a été écrasée à coups de pierre. Le mode opératoire similaire laisse penser que les deux affaires sont liées. Si l'enquête piétine, des zones d'ombre dans le passé de la vieille dame ne tardent pas à apparaître. Placée dans une ferme du Yorkshire pendant les bombardements de Londres en 1940, Fiona, alors âgée de onze ans, s'était liée d'amitié avec Chad, l'un des fils de sa famille d'accueil. Par jeu, tous deux avaient pris en grippe un orphelin handicapé mental lui aussi logé à la ferme. "Nobody," comme le surnommaient cruellement à l'époque les deux enfants tortionnaires, a-t-il, des années plus tard, cherché à se venger ?"

Deux choses m'ont déplu dans ce livre : tout d'abord, le style de l'auteur, qui ne parvient pas à ménager un suspense bien intense comme je l'aime. A sa décharge, je sortais d'un Maxime Chattam bien gore et d'un Graham Hurley à rebondissements... mais quand même : je me suis ennuyée un peu. 

La deuxième chose, c'est le personnage de Nobody, qui se trouve au cœur de l'histoire, enfin dans le résumé, parce qu'il n'en est pas de même une fois le livre terminé. Ce personnage m'a fait beaucoup de peine, les descriptions sont difficiles à supporter pour mon cœur de maman et je me suis demandée à plusieurs reprises : mais comment un être humain peut-il s'avérer capable de tant de cruauté sur un enfant ?

Je vais m'en tenir à ce livre-ci avec Charlotte Link, tout du moins pour l'instant, car j'ai été un peu déçue : j'ai un peu de mal avec le rythme de son récit et la construction de son histoire.


"L'ombre de Gray Mountain" de John Grisham

Avant de lire ce livre, je ne connaissais de John Grisham que La Firme, son roman porté à l'écran avec Tom Cruise dans le rôle principal et qui m'avait vraiment captivée à l'époque. Connaissant la réputation de John Grisham, je m'attendais à un petit chef d’œuvre. Hé bien non :
"Nous sommes en 2008. La carrière de Samantha Kofer dans un grand cabinet d'avocats de Wall Street est sur des rails dorés... Mais la récession frappe soudain. La jeune femme se retrouve du jour au lendemain au bas de l'échelle, limogée, raccompagnée vers la sortie, quasiment jetée dehors par une escorte de vigiles. Samantha a toutefois de la « chance » dans son malheur, un cadeau de ses supérieurs : si elle accepte de travailler gratuitement pendant un an dans un centre d'aide juridique, elle pourra peut-être réintégrer sa place au cabinet. En quelques jours, Samantha quitte donc Manhattan pour s'installer à Brady, en Virginie, une bourgade de deux mille deux cents âmes au cœur des Appalaches, un recoin du monde où elle n'aurait jamais pensé mettre les pieds. Mattie Wyatt, une figure éminente de Brady et directrice du centre juridique va lui montrer comment aider « les vrais gens ayant de vrais problèmes ». Pour la première fois dans sa carrière d'avocate, Samantha va préparer un procès, connaître la violence des salles d'audience, se faire réprimander par un juge, recevoir des menaces de la part de gens qui n'apprécient guère qu'une avocate de New York mette son nez dans leurs affaires. Elle va apprendre également que Brady, comme nombre de petites villes, cache de lourds secrets."

D'emblée, j'ai trouvé l'histoire tirée par les cheveux : l'avocate new-yorkaise virée qui doit bosser un an pour quechi en pleine brousse, j'ai du mal à y croire. Mais soit, soyons bon public. Le policier un peu ouin-ouin qui met tous les touristes de passage en prison. Allez, encore soit, je suis de bonne humeur. Mais l'histoire de l'avocat qui se prend pour un justicier face à de grosses entreprises qui enfreignent la loi sans être inquiétées... Hé bien, forcément, il finit les pieds devant, on l'aurait parié, d'autant qu'on le voit venir gros comme une baraque.

Le dénouement de l'histoire ne m'a pas tenu en haleine plus que ça, du coup. Ce livre ne me laissera pas un souvenir transcendant, je m'attendais à beaucoup mieux, surtout connaissant la réputation de John Grisham.


"Prendre Lily" de Marie Neuser

Il y a des livres que l'on ne regrette pas d'avoir emprunté : celui-ci en fait partie et je vous le conseille. L'auteur m'était totalement inconnue mais le résumé était tout de même très alléchant :
"Après le meurtre de Lily Hewitt, retrouvée dans sa baignoire avec les seins tranchés et deux mèches de cheveux de couleurs différentes entre les doigts, l'équipe du policier Gordon enquête sur Damiano Solivo, un immigré italien voisin de la victime. Persuadé de la culpabilité de cet homme, dont l'alibi semble artificiel, Gordon collecte les indices de son implication sans rien pouvoir prouver."
Voilà l'un des meilleurs bouquins que j'ai lus depuis que je me suis remise à lire. J'ai vraiment adoré le style d'écriture de cet auteur, à l'humour efficace. J'ai fini ce livre à regret, il fait partie de ceux dont je n'étais pas pressé de voir le bout.

L'auteur sait jouer avec les nerfs de ses lecteurs, comme le chat joue avec les souris, multipliant les rebondissements et les faux espoirs. Dommage que Marie Neuser n'ait pas écrit d'autres livres du même cru car "j'achète !" comme dirait l'autre.


"Le Livre des Baltimore" de Joël Dicker

J'ai tellement adoré La vérité sur l'affaire Harry Quebert du même auteur que je me suis précipitée dans ma bibliothèque exprès pour aller le chercher quand j'ai vu qu'il était disponible à l'emprunt et ce, par plus de 30°C : quand on aime, hein... Et c'est avec délice et délectation que j'ai retrouvé Marcus :
"Marcus Goldman quitte New York et son hiver glacé pour la touffeur tropicale de Boca Raton en Floride. C’est là qu’il décide d’écrire sur sa propre famille. Marcus vient des Goldman de Montclair : classe moyenne, maison banale à Montclair, petite ville dans la banlieue de New York. Rues à la Hopper, avec maisons de briques. Marcus a grandi dans la fascination pour l’autre branche de la famille, les Goldman de Baltimore, le grand port sur l’Atlantique, porte d’entrée historique pour de nombreux migrants. Ces Goldman-là habitent une grande demeure somptueuse dans la banlieue riche de la ville. L’oncle Saul est un avocat de renom. Tante Anita est médecin à l’Hôpital John Hopkins. Il y a aussi Hillel, leur fils, provocateur inspiré, et Woody, fils adopté par le couple, sauvé des gangs et qui rêve d’une carrière dans le football."
Il semble que les critiques ne soient pas unanimes concernant ce livre, certains ayant reproché à l'auteur d'avoir manqué d'originalité avec ce deuxième bouquin, par rapport au premier. Hé bien, moi, je m'en fous car j'ai adoré ces seconds instants avec Marcus Goldmann qui m'a raconté sa vie et celle de ses cousins, avec son style fluide, ses retours en arrière, avec, en toile de fond, la Floride, les Hamptons et les beaux quartiers de New York. C'est tout ce dont j'avais besoin en ce mois d'août !

Là encore, si La vérité sur l'affaire Harry Québert vous a plu, faites comme moi : foncez le chercher, vous allez adorer aussi celui-ci !


Et toi, t'as lu quoi cet été ?
 


 
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