« On joue à la maîtresse ? »


Depuis que mes enfants sont tous deux scolarisés, mon Grand en CP et ma Princesse en Petite Section de Maternelle, ils se sont trouvés un nouveau jeu auquel jouer ensemble : ils s’amusent à la maîtresse !

Le plus drôle, c’est que j’ai vraiment l’impression que l’on joue tous à ce jeu étant enfant, à un moment ou à un autre : moi-même, étant petite, je me souviens avoir aligné mes poupées et mes peluches pour leur faire la classe.

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Alors, lorsque je les entends y jouer, je les observe parfois en cachette : j’ai bien compris que je ne devais pas les déranger, ni pénétrer dans la « classe » à ce moment-là !

En effet, les rares fois où je suis arrivée dans la chambre à l'improviste, le jeu s’est interrompu net et les enfants m’ont fixé avec insistance, d’un air de dire : « Qu’est-ce que tu fais là ? » et juste après : « Bon, tu as fini, tu nous laisses tranquilles ? ». Je n’ai donc pas d’autres choix que de respecter leur intimité et leur tranquillité et de remettre à plus tard le rangement de leur linge plié dans leurs armoires ou encore la préparation des affaires pour le bain.

Il n’y a pas si longtemps qu’ils jouent ensemble « à la maîtresse ». C’est la Princesse qui a commencé à reproduire ce qu’elle vivait à l’école chaque jour en couchant ses poupées par terre dans le salon, chacune avec un doudou et une couverture, car c’était l’heure de la sieste. Elle joue le rôle de la surveillante et je peux vous dire, ayant surpris plusieurs fois quelques bribes de sa conversation, que ça ne rigole pas tous les jours avec la Princesse et que les poupées ont intérêt à pioncer ! Son caractère autoritaire est affirmé, pas question de remettre en cause les ordres de Mme l'ATSEM, sous peine d’être puni !

Et puis un beau jour, mon Grand s'est petit à petit intéressé aux jeux de sa sœur et c’est ainsi qu’ils ont commencé à jouer ensemble « à la maîtresse ». D’après ce que j’ai vu, entendu et donc déduit – je vous rappelle que je suis persona non grata dans la « classe » - le jeu consiste soit à distribuer des feuilles ou des cartes aux élèves en les appelant par leur prénom (et là, tous les prénoms des copains y passent), soit à ouvrir un livre et à poser des questions aux élèves : les questions sont précises et appellent une réponse qui doit l’être tout autant. Ça ne rigole pas.

C’est dans ces moments-là que je me rends compte de leurs progrès à tous les deux, tout particulièrement concernant l’affirmation de soi : c’est assez impressionnant de les entendre donner des ordres et des directives, avec une assurance que l’on n’imaginerait pas à leur jeune âge. Je me dis aussi qu’ils ont l’air de se plaire dans leur école et qu’ils semblent avoir le goût et l’envie d’apprendre.

Est-ce utile de vous préciser que je suis fière d’eux, de leurs efforts et de leur réussite ? Et pourtant, les journées d'école sont longues, les défis nombreux et la tâche s’avère tellement immense pour eux qui sont encore mes tout-petits…


Commentaires

  1. ça me rappelle de bons souvenirs tout ça ! On était 4, alors on avait une super classe ;) même pas besoin des poupées et peluches !!

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