mercredi 26 septembre 2012

Le plus beau métier du monde (rien à voir avec Depardieu)



Hier soir, j’ai regardé Baby Boom à la télé…

Pardon, je rectifie : hier soir, j’ai « brait » devant Baby Boom à la télé. La saison 2 est semble-t-il aussi chargée en humidité lacrymale que la première : impossible d’y résister, l’inondation se produit avec l’arrivée de chaque nouveau-né, soit à peu près 3 ou 4 fois par émission.

L’avantage, c’est que ce genre de programme n’est pas très plébiscité par la population masculine, qui s’extasiera plus facilement devant un ballon lancé à tout berzingue au fond d’une cage de but : on peut donc se la regarder toute seule avec son kleenex et ses yeux de lapin russe et se moucher en paix.

Ce que je trouve intéressant dans cette émission, au-delà des témoignages de mamans triées sur le volet pour leur accouchement ou leur situation familiale atypique (femme enceinte de triplés, fille-mère,…) et qui nous rappelle qu’être maman est avant tout le plus beau des choix, c’est que cette émission donne l’occasion de mettre en lumière un métier oh combien indispensable : celui de sage-femme.


J’ose même espérer que cette émission suscitera des vocations, aussi bien chez les filles que chez les garçons : la sage-femme qui s’est occupée de moi lors de mon premier accouchement était en fait un homme, que l’on appelle plutôt « maïeuticien » dans ce cas précis où la sage-femme porte un slip et fait pipi debout. Mon gynéco étant aussi un homme, j’avais un peu l’habitude d’avoir un homme qui allait farfouiller dans mes affaires privées et ça ne m’a absolument pas posé de problème. Je trouve d’ailleurs que c’est tout à fait dans l’ère du temps.

Avant d’arriver dans une salle d’accouchement, je ne connaissais que vaguement le métier de sage-femme. Tant qu’on n’a pas pratiqué, difficile de se faire une idée précise de la profession.

Aujourd’hui, après deux passages de tunnel, je rejoins l'avis de Coralie, la jeune fille-mère de 17 ans qui accouche d’une petite fille dans l’épisode 1 de la saison 2, qui dit qu’il s’agit du plus beau métier du monde. J’ajouterais qu’il s’agit de l’un des plus utiles et des plus difficiles, émotionnellement et physiquement parlant, mais probablement aussi l’un des plus passionnants.

Cette émission permet quelque part de rendre justice et de donner un grand coup de chapeau à ces personnels. Les mamans le savent bien : à la maternité, dans la salle de travail puis dans la salle d’accouchement, on ne voit quasiment pas le médecin (heureusement d’ailleurs car en général c’est mauvais signe), ce sont les sages-femmes et autres maïeuticiens qui font tout le boulot.

Ce sont eux qui vous accueillent à votre arrivée à la maternité en vous introduisant deux doigts en guise de bienvenue, ce sont eux qui jugent quand vous êtes mûre pour le démoulage du Flanby, ce sont eux qui vous rassurent quand vous flippez et que vous dites « non, laissez-le où il est, je ne veux pas qu’il sorte, j’ai trop mal, je vais mourir », ce sont eux qui vous guident et vous conseillent pendant l’accouchement, ce sont eux qui rassurent le papa à coup de « Venez voir Monsieur, on voit ses cheveux ! » (et accessoirement aussi mon intérieur…), ce sont eux qui donnent les premiers soins au nouveau-né et ce sont eux qui animent l’atelier couture parfois aussi à la fin.

Ils sont indispensables et, pour avoir eu affaire à eux par deux fois, je tenais à les remercier et à les féliciter pour leur travail en écrivant un billet, après avoir vu l’émission d’hier soir (entre deux tire-jus, j’ai pensé à vous).

Je garde pour ma part un excellent souvenir des personnes qui se sont occupées de moi, qui ont su se montrer très professionnels et à l’écoute… à part quand l’une de sages-femmes m’a dit, alors que la Princesse était au bord du gouffre : « attendez, ne poussez pas, on finit d’accoucher une autre dame et on arrive ». Je me suis sentie un peu seule, à serrer les fesses en silence pendant une dizaine de minutes alors que la puce sonnait frénétiquement à la porte, mais, allez, je ne leur en veux pas…

Un article tout en poésie aujourd’hui, vous ne trouvez pas ?



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2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup ton article, mais les 2 seules fois où j'ai regardé cette émission, j'ai été un peu écœurée de la surmédicalisation !
    Pour ma première, j'ai accouché de manière classique dirons-nous. J'ai écouté à la lettre tout ce que me disait la sage-femme, je me suis laissée guider... Au final, j'ai eu une épisio, ils ont sorti ma fille avec la ventouse, et sa clavicule s'est fracturée au passage... J'ai l'impression qu'on m'a volé mon accouchement... Je pense que chaque femme est capable de ressentir le moment où elle doit pousser, écouter son corps...etc... et je trouve ça "inhumain" que la sage-femme décide à notre place pour toutes ces choses.
    Pour mon 2ème accouchement, j'ai donc cherché une sage-femme + dans mes convictions... Et j'ai trouvé la perle rare qui m'a suivie tout au long de ma grossesse, et était présente pour mon accouchement. Pendant 9 mois, elle a su me mettre en confiance, me faire comprendre que si je m'écoutais, j'écoutais mon corps et mon bébé, je serais capable d'accoucher naturellement. Et elle avait raison. A aucun moment elle ne m'a demandé de pousser, à aucun moment elle n'a fait quoi que ce soit sans m'en parler avant. Elle était juste là, rassurante, des paroles douces, et elle est restée près de moi pendant plus de 10h, très patiente...
    La seule fois où elle m'a donné un ordre, c'était pour me dire d'arrêter de pousser car ma fille avait le cordon autour du cou, et sa vie aurait pu être en danger.
    Bref, je vais pas raconter mon accouchement en détails, mais je pense que chaque femme a la capacité d'accoucher sans entre "poussez, aller, poussez encore...etc..." (or pathologie bien évidemment !).
    Juste un coup de gueule pour dire : ras le bol des sages-femmes qui donnent des ordres, qui coupent à tout va parce-que c'est plus facile pour elles, qui demandent à certaines de se retenir de pousser parce-qu'elle n'a pas le temps ou n'est pas prête...etc...etc... nous ne sommes pas des machines, nous sommes des femmes !

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  2. Tu n'as pas eu de pot, la première fois !

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