vendredi 6 septembre 2013

La crème Snowfire : souvenirs, relents et flatulences



Il y a quelques marques comme ça qui ont la capacité de te replonger des années en arrière : c’est le cas pour moi avec Snowfire.



Cette marque, je la connais depuis que j’ai l’âge de mon Grand : à la maison, on la prononçait à la french, "snofire". C’est ma grand-mère qui me l’a fait découvrir : lorsque j’ai commencé à souffrir d’une certaine sécheresse des mains en hiver – hé oui, déjà – elle m’a dégainé son arme ultime, la crème Snowfire, pour que je m’en badigeonne les paluches.

Hé bien aujourd’hui je suis encore capable de vous dire si cette crème était efficace : non pas que je possède une mémoire digne de Dumbo mais plutôt que j’ai eu l’occasion d’assister au « retour de la vengeance de la crème Snowfire », tout simplement après l'avoir gagnée, suite à un jeu sur le blog de Platine Girl.

Et c’est là que j’ai pu constater, comme dirait Julio, qu’elle n’a pas chingée. Enfin si : le packaging. J’ai souvenir d’un long tube vert en alu, comme les tubes de Préparation H – ça va parler aux vieux ça - que l’on enroulait sur lui-même pour l’user jusqu’au trognon. Ce genre de tube d’ailleurs fait un bruit qui n’est pas sans rappeler une flatulence gastroentérique lorsque tu le renfermes et qui finit, malgré toutes tes précautions, par inévitablement former une croûte de crème séchée dans le bouchon parce que le trou à l’ouverture n’est jamais raclé comme il faut.

Version 2013, ce tube est plus petit, en plastique blanc et vert avec un bouchon transparent à clapet. Mais la crème est toujours la même : c’est là qu’intervient Julio (suivez un peu). Cette crème, pardon, cette pâte couleur vert menthe empeste toujours autant les plantes médicinales que l’on retrouve dedans, comme il y a 30 ans. Une vraie Madeleine de Proust (sans oublier le –s sinon on retombe dans la flatulence gastroentérique).

Son parfum est vraiment caractéristique de cette marque : il faut dire qu’à l’origine, ce produit a été élaboré par le responsable d’une forge des Vosges, qui s’est associé avec un pharmacien pour créer un produit aux extraits naturels de plantes, chargé d'apaiser les brûlures récurrentes des ouvriers de la forge. Elle contient de la paraffine, de la guimauve, de la vaseline, de la vitamine A et de l’huile essentielle de lavandin. D’où le relent pharmaceutique.

Cette pâte est destinée à protéger la peau desséchée par le froid ou par le soleil. Elle s’utilise sur les mains abîmées mais peut aussi être appliquée sur le visage : ne me demandez pas si elle est efficace dans ce dernier cas car, personnellement, je n’ai pas eu envie d’essayer.

Et pour cause : j’ai déjà eu assez de mal à conserver une vie normale après l’avoir utilisée sur les mains ! Je m’explique, z’allez vite comprendre : cette pâte est hyper grasse et met des heures, oui des heures, à être absorbée par la peau. Vous la mettez le soir avant de vous coucher et vous vous pieutez direct, sans passer par la case pipi, ni rien : impossible de faire quoi que ce soit avec cette crème sur les mains car vous en mettez partout (alors imaginez-vous un peu avec ça sur le visage : ça doit faire une tête luisante comme une otarie).

C’est mon gros problème avec cette pâte et il existait déjà à l’époque de mes jeunes années, si je me souviens bien. Alors pour moi qui a toujours un dernier truc à faire avant d’aller dormir, c’est rhédibitoire. Sans compter l’odeur très sexy et une efficacité très relative : cette pâte n’hydrate pas les mains, elle forme une sorte de film très gras sur la peau mais ne la répare pas.

Je ne rachèterai donc pas cette crème, vous l’avez compris, d’autant plus qu’elle est un peu chère : 6,50 € les 40 ml. Néanmoins, pour accélérer une procédure de divorce ou le remplacement de toutes les poignées de portes que vous aurez pu toucher avec cette pâte sur les mains, allez-y : c’est la crème qu’il vous faut.


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