jeudi 17 janvier 2013

Les courses 2.0


L’une des corvées domestiques qui me pèse le plus en ce moment, à égalité avec le repassage, ce sont les courses. Et avec deux enfants à la maison, il faut s’y coller chaque semaine. Alors, pour éviter de passer tous mes samedi après-midi chez Auchan, nous avons recours au Drive.

Nous sommes des clients de la première heure du Drive du coin : nous avons essuyé les plâtres il y a 2 ans, lorsqu’il a ouvert et nous sommes des clients réguliers depuis, à raison d’une commande tous les 15 jours. C’est la solution que nous avons trouvée pour éviter de nous flinguer tous les week-ends à cause des courses et il faut reconnaître que cette organisation fonctionne plutôt bien, l'ultime solution étant d'embaucher du personnel de maison mais je ne m'appelle pas Nadine de Rotschild.

Si je devais en dresser un bilan, je dirais qu’il y des avantages à recourir au Drive mais qu'il y a aussi – comme toujours malheureusement - des inconvénients. 

Je dirais tout d’abord que le Drive ne fait pas gagner du temps, surtout si, comme moi, vous avez un oursin dans le portemonnaie. J’ai pour habitude de dresser la liste de ce qu’il manque ; en parallèle, je consulte le sacro-saint prospectus hebdomadaire (quand il est distribué) pour faire l’inventaire des promotions. Ensuite, direction Internet, sur le site du Drive, avec un fichier Excel ouvert en même temps pour comparer les prix au kilo ou au litre (je suis balèze en règle de 3 depuis que je fais mes courses en ligne) entre les produits que j’achète habituellement et ceux qui sont en promotion. Et là, j’en ai déjà pour un moment, trois quarts d'heure au bas mot. 

Après le tour des promotions, il me reste à compléter ma commande avec les produits que je prends habituellement. Comptons encore un quart d'heure.

Puis vient le moment de vérifier la commande et là, faut pas se louper, au risque de se retrouver avec 96 yaourts ou 12 packs d’eau d'avance, à caser dans ton studio parisien de célibataire. Car tu n’es jamais à l’abri d’un bug Internet : si tu cliques frénétiquement sur « quantité + 1 » et qu’à ce moment-là la connexion est naze, tu peux être sûre que tu vas te retrouver sans te rendre compte, une fois la connexion rétablie, avec de quoi nourrir le régiment français en Afghanistan pour 6 mois. Comptons donc 5 bonnes minutes pour la vérification scrupuleuse des quantités.

Il ne reste plus qu’à choisir le créneau de livraison et à régler la commande, ce qui est assez rapide et tout à fait sécurisé. Pour ma part, je n’ai encore jamais rencontré de bug à ce moment-là. Un bon point donc.

Ensuite, je passe le relais à Papa est occupé qui se charge d’aller récupérer la commande au Drive, avec son grand coffre : comptons pas loin de trois quarts d'heure pour faire l’aller / retour, si toutefois il n'y a pas un peu d'attente sur place (c'est déjà arrivé).

Donc, mis bout à bout, je ne crois pas qu’il soit plus rapide d’avoir recours au Drive plutôt que de se farcir les courses en live, façon traditionnelle.

Je ne peux pas nier que ce système est pratique : c’est un fait, encore faut-il faire confiance à Internet et accepter d’y faire ses achats. Ça ne me pose pas de problème, j’en veux pour preuve mes dernières commandes soldissimes, je suis décomplexée de la souris et adepte de la carte bancaire (et croyez-moi, elle chauffe depuis 8 jours !).

Depuis que nous faisons une partie de nos courses grâce au Drive, car nous avons tout de même maintenu une partie des courses en hyper tous les 15 jours, en alternance - tout n’est pas disponible en ligne, ne rêvons point, même si l'offre s'étoffe au fur et à mesure - avec chariot à la feuille de salade coincée dans la roue et enfants braillant, nous avons malheureusement eu quelques mauvaises surprises. Des erreurs humaines, dirons-nous : un produit remplacé par un autre mais d’une marque différente, plus chère ou moins chère en fonction du facteur chance du jour, des oublis dans la commande et des produits défectueux (j’ai souvenir d’un bidon de litière pour chat neuf et scellé mais vide au trois quarts).

Le problème, c’est qu’il est quasi-impossible de vérifier ta commande sur place puisque tes courses arrivent déjà rangées dans les sacs (troués bien souvent) : tu te gardes donc une part de suspense jusqu’au moment où tu ranges tes courses. Et, en cas de problème, tu n’as plus qu’à te farcir un aller-retour gratuit supplémentaire pour la réclamation, quand tu as le courage de la faire.

Je livre ici ma propre expérience du Drive, elle n’engage que moi. J’avoue être satisfaite du système mais, si les commandes étaient scrupuleusement vérifiées et respectées, sans que l’on remplace, sans me consulter, mon Canard WC par un gel pour chiottes de marque distributeur, eh bien, ça m’arrangerait.

 P.S. : je vous ai dégoté une pub bien sympathique pour E. Leclerc Drive, je vous laisse apprécier ;-)



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4 commentaires:

  1. J'ai aussi recours au drive((mais moi auchan, lecrercl a coté de chez nous ne le fais pas ) et j'en suis plus ou moins satisfaite comme toi j'ai eu des petites erreurs, mais une fois que je téléphonais tout s'arranger !!

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    1. C'est vrai qu'ils sont très arrangeants par téléphone.

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  2. C'est marrant on n'a pas exactement le même ressenti du drive puisque notre organisation est différente :) Par contre pour la surprise finale, la mienne a été pour la dernière commande de me retrouver avec un paquet de coquillettes légèrement éventré ! Heureusement tout n'était pas sorti... mais quand même :( Bises !

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