Le silence, ce traître



Depuis que je suis maman, j’ai l’impression d’avoir développé une sorte de sixième sens. Je le disais d’ailleurs il y a peu à mon Grand : « Je sais quand tu fais des bêtises, j’ai des yeux dans le dos ! ».

Même si j'exagère un peu - je ne suis pas encore prête à passer le casting pour jouer dans Fringe - avouez que la maternité a tout de même des effets inattendus : par exemple, je me sens capable maintenant de faire deux choses en même temps, un peu comme si le fait d’avoir des enfants sous sa responsabilité te donnait en même temps des capacités humaines supplémentaires, parfois même sans t’en rendre compte.

Par exemple, aujourd’hui, il m’arrive fréquemment d’éplucher des pommes de terre dans la cuisine ou de faire le ménage tout en écoutant ce que disent les loulous dans leur chambre ; il m’arrive aussi de conduire et de répondre en même temps aux moult questions que posent la Princesse, du type : « Pourquoi on n’avance pas ? », « On part à droite ou à gauche ? », « On passe par où ? » et j’en passe, tout en étant attentive à la circulation.

C’est un peu comme si le cerveau avait la faculté de décupler ses capacités après la maternité. Il faut dire qu’avant d’être mère, tu n’as pas tellement l’occasion de tester les capacités de ton cerveau, à part dans un cadre professionnel, si tu aimes espionner les conversations des autres. Dans ce cas-là, tu es volontairement attentive à ce que font les autres, c’est légèrement différent car, dans le cas des enfants, j’ai l’impression de ne faire aucun effort supplémentaire, c’est comme si j’avais une fonction « veille » automatique.

Mais peut-être que les capacités maternelles se développent pour pallier à une grande injustice : avez-vous remarqué comme le silence se fait le complice des bêtises de nos enfants ?


A la maison, ça ne rate presque jamais : si tu n’entends plus les loulous, c’est qu’ils font un truc de travers. Tu as le choix entre déchirer les pages d’un livre, écrire au feutre sur le mur ou sur les draps du lit, broyer un jouet, cafouiller dans un placard, monter sur une chaise ou un jouet bien pratique pour attraper un objet en hauteur au risque de tomber, bref, transgresser un interdit. Et dans ce cas-là, le silence, ce traître, ne laisse échapper aucun bruit, aucun son qui se voudrait un indice d’une connerie en cours.

C’est là qu’intervient ton nouveau sixième sens : d’un seul coup, quelle que soit ton activité du moment, cette absence de bruits familiers te saute aux oreilles et c'est à ce moment-là que tu comprends qu’un, voire les deux enfants, font des bêtises. Et quand tu vas constater les dégâts sur place, armée de ton air suspicieux, en règle générale, tu ne fais pas le voyage pour rien.

Et vous, vous avez déjà éprouvé ça ou c’est moi qui deviens complètement siphonnée ?


Commentaires

  1. OH QUE NON!!!! Tu n'es pas syphonnée, ou alors nous le sommes toutes ;-) C'est trop ça!

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    1. Parfois je m'interroge sur ma santé mentale...

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  2. Hihihi oui le silence cache toujours de drôles (parfois moins drôles) de surprises...

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  3. C'est là que je retrouve mes filles en train de jouer dans leur chambre avec le gel douche...

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  4. Ah ca c'est bien vrai : si on entend les mouches voler c'est qu'une bêtise se prépare ou a déjà été faite... :P

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  5. Totalement d'accord avec toi, dès qu'il y a silence, on peut être sûre qu'il y a bêtise et ça se vérifie 99% des cas ! mdrrrr

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  6. totalement d'accord c'est à chaque fois la meme chose!

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