Mes dernières lectures #8


2017 commence plutôt bien en matière de lecture : j'ai lu plusieurs livres en janvier et février m'a l'air parti sur le même pied. Je viens d'ailleurs de terminer un autre bouquin hier soir, dont je vous parlerai dans un prochain billet. En effet, j'ai déjà suffisamment de matière pour aujourd'hui, avec 2 romans de Michel Bussi, dont je ne me lasse absolument pas du style, une petite déception et une très belle découverte.




"Maman a tort" de Michel Bussi

J'ai abordé ce livre prudemment, ayant lu quelques critiques quant à la difficulté de "rentrer" dans l'histoire, voire même à la comprendre. Pourtant, à ma grande surprise, j'ai accroché tout de suite au récit et je n'ai pas eu de soucis de compréhension. Comme quoi. Le résumé du 4ème de couverture donnait d'ailleurs un bel aperçu du ton :
"Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant. Quand Malone, du haut ses 3 ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire le croit. Il est le seul... Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil, qu'à des bouts de souvenirs, qu'aux conversations qu'il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l'engrenage se déclenche. Quel les masques tombent. Qui est Malone ?"

Ce livre m'a tenu en haleine, comme ce fut toujours le cas jusqu'ici avec les romans de Michel Bussi, et l'histoire m'a beaucoup plu, d'autant plus que mon cœur de maman n'a pas été trop malmené par cette histoire mettant en scène un petit garçon. Le récit fait l'objet là encore d'un souci du détail et d'une certaine recherche documentaire en amont, comme pour Mourir sur Seine : voilà un travail de qualité.

Beaucoup de rebondissements interviennent dans ce récit bien construit : l'auteur nous laisse deviner certains éléments du mystère qui plane au cœur de l'histoire mais le final s'avère bien plus compliqué et éclatant que cela, comme toujours.

Voilà encore un livre de Michel Bussi que j'ai refermé à regret, d'autant plus que l'histoire finit bien... ou presque.


"Les anonymes" de R.J. Ellory

En général, je ne suis pas attirée par les histoires d'espionnage... mais il y a des exceptions et ce roman-ci en est une. J'ai littéralement adoré ce bouquin et je compte d'ailleurs bien découvrir très vite le reste de la production de son auteur, R.J. Ellory :
"Washington. Quatre meurtres aux modes opératoires identiques. La marque d'un serial killer de tout évidence. Une enquête presque classique donc pour l'inspecteur Miller. Jusqu'au moment où il découvre qu'une des victimes vivait sous une fausse identité. Qui était-elle réellement? Et ce qui semblait être une affaire banale va conduire Miller jusqu'aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain..."
Ce roman a été très instructif pour moi car il m'a permis de m'intéresser de près au système d'espionnage américain. Le hasard a voulu que je lise ce livre au moment de l'investiture américaine : je peux vous dire que j'ai regardé l'évènement (ou plutôt le non-évènement si j'en crois la participation populaire à la cérémonie) d'un autre oeil. Si ce que dit R.J. Ellory est vrai, ce livre est une véritable révélation, qui lève le voile sur d'obscures périodes de l'histoire américaine et répond à pas mal de questions sans réponses.

Le récit est bien écrit, l'histoire bien menée et le final épatant. J'ai déjà conseillé ce bouquin à mon entourage, j'en fais de même avec vous.


"La ronde des mensonges" d'Elisabeth George

Mes premiers pas dans l'univers d'Elisabeth George ayant été pour le moins difficile psychologiquement parlant, j'ai pris un peu de temps pour me replonger dans son œuvre. Et, finalement, j'aurais peut-être dû m'abstenir, d'ailleurs, j'hésite à lire la suite de cette histoire :
"Ian Cresswell, neveu et héritier du richissime Lord Bernard Fairclough, est retrouvé mort noyé. Envoyé en Cumbria, la région des lacs qui inspira tant d'artistes et écrivains, pour enquêter en toute discrétion sur cette tragédie, l'inspecteur Lynley va devoir se frotter aux « bonnes mœurs » de la haute société anglaise.Un fils drogué repenti et sa sulfureuse femme, des sœurs jumelles instables... Avec son flair légendaire, Lynley pourrait bien mettre au jour quelques secrets de famille.Mais l'inspecteur lui-même risque de faire les frais de ces révélations…"
En général, le cœur d'un roman policier, c'est bien le moment où un ou plusieurs crimes sont commis, qu'ils apparaissent plus ou moins tôt dans le récit. Hé bien là, pour le coup, il n'y a pas de crime mais une noyade : j'aurais dû me méfier. J'avais l'espoir que cette noyade pouvait finalement se révéler être un meurtre, d'ailleurs Elisabeth George te laisse bien lanterner dans ce sens... mais finalement non.

Ce roman m'a donné l'impression d'être une sorte de transition entre le précédent ouvrage et le suivant : je suis vraiment restée sur ma faim, à l'exception des péripéties du personnage haut en couleurs de Barbara Havers, toujours très drôle.

Du coup, ma déception ne me donne pas envie de relire un bouquin de cet auteur dans l'immédiat.


"N'oublier jamais" de Michel Bussi

Après une déception, quoi de mieux qu'un bon Bussi ? Ce n'est pas le meilleur de ses romans, pour moi, car je reste toujours émerveillée par le talent déployé dans Nymphéas noirs mais j'en ai pourtant dévoré la fin.
"Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper et l'ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l'une des courses d'endurance les plus ardues du monde, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc. Parti s'entraîner, ce matin de février, sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe rouge accrochée à une clôture ; puis la vision d'une femme, incroyablement belle, les yeux rivés aux siens, prête à sauter dans le vide. Ils sont seuls. Le temps est suspendu. Ultime recours, Jamal lui tend l'écharpe, mais la femme bascule. Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, Jamal trouve le corps inerte de l'inconnue, un filet de sang qui s'échappe du crâne. A son cou, l'écharpe rouge. Ceci est la version de Jamal. La vraie ?"
Quand je relis aujourd'hui ce quatrième de couv', je me rends compte que déjà, tout est dit ou presque. L'histoire suscite la curiosité et comme d'habitude, on ne comprend rien à ce qui se trame sous nos yeux, car tout semble très vite complètement invraisemblable. D'ailleurs, l'auteur se fiche un peu du lecteur et s'adresse directement à lui dans son livre, prenant même le risque de lui révéler d'entrée de jeu que Jamal est innocent. Gonflé, non ?

Maintenant que le lecteur est piqué au vif et que sa curiosité est éveillée, l'auteur peut l'embarquer dans son histoire, vers la vérité, qui apparaîtra avec tout son éclat à la fin mais au prix de pas mal de rebondissements et de questionnements. Car il faudra douter, voire même commencer à se lasser un petit peu de cette histoire invraisemblable à laquelle on ne comprend rien. Et c'est à ce moment-là, quand vous êtes à deux doigts de jeter l'éponge devant tant d'obscurité, que l'auteur nous prend sous son aile et nous révèle enfin la vérité. Qui, comme d'habitude, était sous nos yeux dès le départ.

Il nous offre en prime un final magistral, absolument imprévisible, qui lève tous les doutes et fait toute la lumière sur l'affaire. Et, comme on pose la cerise sur le gâteau, il conclut en bouclant la boucle. 

Je n'ai que deux choses à dire : chapeau ! et encore !



Commentaires

  1. Merci, je sais quoi mettre dans ma wish list "lectures" ;-)

    RépondreSupprimer
  2. Moi j'ai préféré "n'oublier jamais" à "maman a tort"

    RépondreSupprimer
  3. J'ai du mal avec la plume de Bussi, je n'accroche pas du tout... J'ai lu 2 de ses romans dont Maman a tort et j'ai été déçue à chaque fois...

    RépondreSupprimer
  4. Il faut vraiment que je me remette à lire Bussi...
    J'ai lu Nymphéas noirs, que j'ai adoré, par contre bémol pour Un avion sans elle !
    Je pense me diriger vers Maman à tort prochainement :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Effectivement, Un avion sans elle fait partie de ceux que j'ai le moins aimé. Si tu as adoré Nymphéas Noirs, qui reste de loin mon préféré, tu devrais aimer Maman a tort et Mourir sur Seine.

      Supprimer
  5. J'adore lire ! Merci pour ta sélection :)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Mes billets qui vous plaisent bien :

"A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes" - proverbe chinois (et radin)