jeudi 23 février 2012

Des histoires de bonnes femmes


J’ai passé la soirée sur TMC hier soir, j’ai regardé le spectacle « Motherfucker » de Florence Foresti.

Je ne vais pas en faire la critique ici, je n’en ai pas la prétention, disons que j’ai bien aimé ce spectacle, sans plus. Je ne me suis pas roulée par terre, j’ai plus souvent souri que ri et globalement j’ai préféré – et de loin – son précédent spectacle (à cause de l’avion de Barbie notamment).

Il n’empêche qu’il faut remercier Florence Foresti d’une chose : elle a contribué avec ce spectacle à faire en sorte que l’on arrive aujourd’hui à parler de la maternité sans tabou. Et c’est encore récent… Merci les forums, merci les blogs, merci les Maternelles aussi et d’autres – j’en oublie.

Quand j’étais petite, les vieux disaient souvent à propos des bébés : « tout ça, ce sont des histoires de bonnes femmes ! ». D’ailleurs, Florence Foresti le dit à la fin de son spectacle, pas comme ça mais c’est l’idée : si on disait aux futures mamans ce qu’est l’accouchement, comment cela se passe réellement, ça leur ferait peur. C’est un peu comme s’il y avait une sorte d’omerta sur le sujet de l’accouchement. Mieux vaut ne rien dire ou en tout cas le moins possible, chacune découvrira bien assez tôt la réalité des choses. De toute façon, il sera impossible de faire marche arrière …


 Ce passage du spectacle m’a ramené à mon cas personnel.

Quand je suis tombée enceinte de mon premier enfant, toute ma famille était ravie évidemment. Néanmoins, personne, pas même ma mère ou ma grand-mère, ne m’a dit à quoi m’attendre le jour de l’accouchement. J’ai découvert par moi-même, sur le tas comme on dit.

On ne m’a pas dit : « tu vas souffrir de longues heures » mais on m’a dit : « l’accouchement c’est parfois long ».

On ne m’a pas dit : « les contractions font très mal », on m’a dit : « tu pourras toujours choisir la péridurale ».

On ne m’a pas dit « tu vas te retrouver les jambes en l’air avec toute une équipe médicale en train de guetter la sortie de l’héritier » mais on m’a dit « il n’y a pas beaucoup d’intimité dans ces moments-là ».

Pourtant on m’a dit : « ce sera le plus beau jour de ta vie » et ça, c’était vrai…
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4 commentaires:

  1. Mon préféré, avec le sketch sur les filles et les garçons...

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  2. Emilie Oum Kalthoum27 avril 2012 à 22:02

    Perso je ne suis pas d'accord sur le fait de ne rien dire.
    Avant de tomber enceinte, j'avais super peur d'accoucher. Puis, au fur et à mesure de la grossesse, je me suis faite à cette idée, je l'ai même attendu impatiemment sur la fin, lol.
    Et pendant toute ma grossesse, je n'ai cessé de me renseigner sur internet, auprès des copines, de la famille, etc. J'avais besoin de savoir pour me préparer psychologiquement, d'autant que je ne voulais pas de péridurale.
    Je me rappelle d'une copine qui m'a dit : "La douleur est tellement insupportable que tu prendrais n'importe quoi : moi je voulais de la coke avec du whisky, lol".
    Il y a aussi celles qui ne veulent rien dire, soit par peur de traumatiser la personne, soit parce que ça ne se dit pas (le fameux contrat qu'on signe comme quoi on dira rien, lol).
    Bref, moi je voulais savoir, j'ai su, et j'ai pu me préparer. Bien sûr, on n'est jamais préparée à souffrir autant, mais tout ça m'a aidée.

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    1. Comme toi, je me suis pas mal débrouillée par moi-même en me documentant et cela m'a bien aidée aussi.

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